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18/08/2014

L'EXPRESS ET CUBA : UN COMBAT DE CLASSE !

100_9105.JPGSans "riches" pas de salut !  la cupidité comme moteur de l'économie.
Dans l'Express Christine Kerdellant compare la France à Cuba !
par Michel Taupin

L'Express avec Cuba, c'est comme le Klu Klux Klan avec les noirs américains : une haine viscérale qui voue aux gémonies tout ceux et tout ce qui les dérangent, avec un mépris profond pour les êtres ou les politiques qui s'opposent à eux. Comme le Klu Klux Klan qui revendique la suprématie blanche, l'Express lui revendique la suprématie du capitaliste ultralibéral. Alors on se permet le pire ! Avec l'Express, c'est le lynchage médiatique systématique de Cuba !

En août, c'est la chroniqueuse Christine Kerdellant, journaliste, ancienne directrice du Figaro Magazine, qui s'y colle. Avec un texte intitulé "La France victime du syndrome de Cuba" on peut être sûr que son seul but est de flétrir à la fois la France et Cuba. L'idée de sa chronique est de taxer la France du même immobilisme dans lequel "l'île des Castro" (sic) s'est figée depuis 50 ans. Bref, comme Cuba, "la France est à l'arrêt", "la croissance est en berne", la France ne cesse de dévisser". Comme elle le dit elle-même, "le parallèle est osé". Mais il est bien plus qu'osé, il est imbécile, malhonnête, arrogant, mensonger, crapuleux et indécent.

100_9168.JPGImbécile en effet, quand vous comparez Cuba, un pays pauvre des Caraïbes, à la France, pays riche d'Europe. La Banque Mondiale s'y refuse évidemment tant les ressources, les infrastructures et les disparités géographique, historique, culturelle, démographique et économique sont différentes et le pays étranglé par le blocus étatsunien.

Malhonnête, car vous cachez volontairement à vos lecteurs le blocus criminel que les USA infligent à Cuba depuis 53 ans et qui lui a été (et lui est encore) terriblement dommageable au plan de son développement économique puisque cette vengeance anachronique lui a déjà fait perdre 1100 milliards de USD, sachant que le PIB annuel de Cuba sous blocus s'élève aujourd'hui à environ 80 milliards USD. A quoi il faut ajouter la part de budget importante que Cuba doit consacrer à sa défense pour se préserver des attentats et agressions multiples que le pays subit toujours de la part de l'Empire. N'en parler jamais est à la fois une faute journalistique inexcusable et une véritable escroquerie.

Arrogant, lorsque vous jetez sur Cuba ce regard méprisant et condescendant qu'ont les nantis, installés bien au chaud dans leur appartement cossu du 16ème et que vous jugez, péremptoire, que les cubains n'inventent plus parce qu'on "ne leur permet pas de devenir riches". Pour vous et votre dogme néolibéral, le moteur de l'activité économique ne saurait être autre chose que la cupidité ! Mais Madame Kerdellant, comment faire fortune sinon au détriment de la majorité, par le vol et l'exploitation d'autrui ? Citez moi une autre manière de s'enrichir qui ne fasse pas appel à ces deux là ?

100_9322.JPGMensonger puisque vous affirmez que la croissance cubaine est au point mort. Or c'est tout le contraire, jugez plutôt : la croissance annuelle moyenne du PIB de Cuba a été entre 1971 à 2010 de 3,2% (malgré une chute vertigineuse entre 1988 (3,8%) et 1993 (-15%) due à l'écroulement des échanges commerciaux avec les Pays de l'Est). Elle est remontée dès 1994 pour atteindre 8% en 1996 et, jusqu'en 2012 (derniers chiffres enregistrés par la BM), en net redressement, elle a connu une moyenne de 4,8%. Or, si la croissance moyenne du PIB de la France entre 1961 et 2012 est la même que Cuba (3,2%), de 1996 à 2012, elle n'a été que de 1,57% avec une chute importante en 2008 et 2009... qui continue. Cela signifie que Cuba n'est pas, comme vous l'affirmez, immobile, mais au contraire de la France, un pays qui cherche en permanence à faire évoluer sa démarche révolutionnaire socialiste vers plus d'initiative, d'efficience, d'équité et de bien-être dans la mesure de ses moyens.

Crapuleux, quand vous moquez les transports, effectivement difficiles à Cuba, en ne donnant comme raison à ces difficultés que le fait suivant : "les malheureux cubains ne peuvent s'acheter de voitures individuelles bien trop chères" ! Or la politique éco-socialiste cubaine est tout le contraire de l'individualisme forcené et du consumérisme ravageur qui sont deux des raisons de l'appauvrissement intellectuel et de la dépendance d'un peuple. La priorité du gouvernement cubain est le développement des transports publics accessibles à tous et la préservation de l'environnement. Mais comme vous le savez, elle se heurte au blocus étatsunien et à l'extra-territorialité des lois américaines qui le régissent (crédits bancaires impossibles, paiements comptant obligatoires et prix très élevés), et les empêchent de développer les infrastructures lourdes et d'acheter des véhicules et les pièces de rechange nécessaires à leur entretien.


100_9004.JPGEt les vieilles voitures américaines qui roulent nombreuses à Cuba et qui font frémir votre petit cœur de VRP du capitalisme (elles font désormais partie du patrimoine culturel cubain), subissent le même sort puisque leurs propriétaires ne peuvent se procurer de pièces de rechange. L'entretien de ces monuments historiques est bien le seul domaine d'ailleurs où vous reconnaissez aux cubains de l'imagination et de l'inventivité ! Quant au prix des voitures importées, vous êtes aussi sérieuse qu'un clown dans un cirque : Cuba importe ses véhicules au prix fort (tarif moyen appliqué en local) et les taxes que Cuba prélève, servent à développer et moderniser les transports en commun. Il est évident que le revenu moyen des cubains ne peut leur permettre de se payer des voitures individuelles neuves. Et la frustration des cubains n'est pas tant comme vous l'affirmez, l'impossibilité de s'offrir une bagnole (même si cela flatte l'égo) mais dans le fait que Cuba est empêché par l'Empire de développer et moderniser son réseau de Transports Publics. Ce que vous n'arrivez pas à rentrer dans votre petite tête préformatée d'HEC, c'est que Cuba est socialiste et préfère le partage à l'égoïsme destructeur d'une consommation insatiable.

cuba,espress,économie,sociétéIndécent, quand vous affirmez que les forces vives d'un pays, ce sont "les riches" qui, seuls selon vous, inventent, innovent. Sans les riches dites-vous, point de salut. Par conséquent, les pauvres sont responsables de leur propre indigence puisqu'ils n'ont aucune imagination et n'osent prendre aucun risque. Puis, sentencieuse, vous assénez : "Un pays qui refuse la logique de l'économie de marché, est un pays mort-vivant". Une logique dévastatrice qui plonge une part toujours plus grande de la population française non seulement dans la pauvreté (9 millions) mais de plus en plus dans la misère(2,5 millions) avec parallèlement un nombre de super-riches qui s'accroît, affichant des fortunes indécentes. D'un côté donc une concentration accrue des richesses, de l'autre une explosion de la pauvreté ! Robespierre disait en son temps : "Le fléau des peuples ce sont les riches. L'intérêt du peuple est l'intérêt général, celui des riches est l'intérêt particulier". Rien n'a changé, seules les féodalités sont passées dans d'autres mains. Des féodalités qui nous enfoncent dans l'obscurantisme du Moyen-âge. C'est un dessein inhumain et mortifère.

100_9112.JPGA Cuba, depuis la Révolution, c'est une projet de société autrement plus vivant et humaniste qui est proposé. Une toute autre logique est en œuvre à Cuba, malgré ses faibles ressources et les obstacles mis sur sa route, c'est la logique du partage ! Après le triomphe de la Révolution, les riches capitalistes cubains n'ont jamais voulu partager avec le peuple. Il s'en suivit une série de nationalisations dont les profits ont été enfin redistribués au peuple lui-même. Le socialisme cubain était en marche soutenu par l'une des formes de démocratie les plus avancées, la démocratie participative. Et, comme vous le dites peu et mal, il a permis au pays d'éradiquer la misère et la discrimination raciale, d'éduquer, de soigner, de loger, de cultiver toute la population sans exception.

100_9490.JPGCette logique que vous exécrez tant, a ouvert des droits nouveaux, inconnus jusqu'alors, comme l'égalité des droits hommes-femmes, l'interdiction du travail des enfants, la prise en charge des anciens, le respect de la diversité sexuelle et la défense de l'environnement pour n'en citer que quelques uns.
Cette logique que vous haïssez tant, a permis au peuple cubain de retrouver sa dignité, sa fierté et sa joie de vivre, et a fait de Cuba un pays phare détesté par les cupides mais aimé par tous les humanistes. Imaginez un petit instant, Mme la chroniqueuse, que Cuba ait disposé depuis 1960 de toute sa liberté, de sa souveraineté pleine et entière et de tous les moyens financiers dont les USA l'ont privé depuis 50 ans, imaginez alors ce qu'aurait pu être Cuba aujourd'hui ! C'est la peur de voir le modèle capitaliste KO qui fait que l'Empire refuse de voir cette expérience se développer sans entrave. Cuba résiste parce que son peuple sait depuis longtemps que le système que vous proposez est un leurre et que si le socialisme cubain est perfectible, le peuple dans son immense majorité lui est acquis et ne voudra jamais revenir aux temps d'avant la Révolution. Alors vous enragez.

Vous auriez dit : "Seuls souffrent de l’horreur du monde ceux qui en ont vu la beauté." Je partage cet aphorisme en le précisant : "Voyez la beauté de Cuba et vous souffrirez sans doute plus encore des horreurs de votre monde".

Michel Taupin, Cuba Si

Photos et vidéo E-Mosaïque

06/08/2014

FIDEL CASTRO : "Holocauste palestinien à Gaza."

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De nouveau je prie Granma de ne pas réserver un espace de premier plan à ces quelques lignes, relativement brèves, sur le génocide qui est en train d’être commis contre les Palestiniens. Je les écris vite, seulement pour laisser une trace de ce qui nécessite d’être médité profondément.

Je pense qu’une nouvelle et répugnante forme de fascisme surgit avec force en ce moment de l’histoire humaine, où plus de sept milliards d’habitants luttent pour leur propre survie. Aucune de ces circonstances n'a à voir avec la création de l'Empire romain il y a environ 2400 ans ou de l'empire américain qui, dans cette région du monde, il y a tout juste 200 ans a été décrite par Simón Bolívar quand il s'est exclamé que "... les Etats-Unis semblent destinés par la Providence à couvrir l'Amérique de misères, au nom de la liberté ".

L'Angleterre a été la première véritable puissance coloniale qui exerça sa domination sur une grande partie de l'Afrique, au Moyen-Orient, en Asie, en Australie, en Amérique du Nord, et dans la plupart des îles des Antilles, dans la première moitié du XXe siècle.

fidel castro,palestineJe ne parlerai pas à cette occasion, des guerres et des crimes commis par l'empire des Etats Unis pendant plus de cent ans, mais souligner qu'il voulait faire avec Cuba, ce qu’ il a fait avec beaucoup d'autres pays dans le monde, et qui n'a servi qu’à prouver qu' »une idée juste depuis le fond d'une grotte est plus puissante qu'une armée."* L'histoire est beaucoup plus complexe que tout ce qui a été dit, mais c'est ainsi, dans les grandes lignes, que la connaissent les habitants de la Palestine et il est logique également que dans les médias modernes se reflètent les nouvelles qui arrivent quotidiennement, comme la guerre honteuse et criminelle dans la bande de Gaza, un morceau de terre où vit la population dans ce qui est resté de la Palestine indépendante jusqu’à à peine un demi-siècle.

L'agence française AFP a rapporté le 2 Août : "La guerre entre le mouvement islamiste palestinien Hamas et Israël a causé la mort de près de 1800 Palestiniens [...] la destruction de milliers de maisons et ruiné une économie déjà très affaiblie ", même si elle n'indique pas, évidemment, qui a commencé cette terrible guerre. Puis elle ajoute : " ... Le samedi à midi l'offensive israélienne avait tué 1712 Palestiniens et en avait blessé 8900. L' ONU a pu vérifier l'identité de 1 117 morts, en majorité des civils [...] L'UNICEF a comptabilisé au moins 296 enfants morts. " "Les Nations Unies ont estimé [...] à environ 58900 personnes, les sans-abri dans la bande de Gaza." "Dix des 32 hôpitaux sont fermés et onze autres ont été affectés." "Cette enclave palestinienne de 362 km² ne dispose pas non plus des 'infrastructures nécessaires pour ses 1,8 millions d'habitants, surtout en termes de distribution d'électricité et d'eau.
"Selon le FMI, le taux de chômage dépasse les 40% dans la bande de Gaza, territoire soumis depuis 2006 au blocus israélien. En 2000, le chômage était de 20% et de 30% en 2011.

Plus de 70% de la population dépend, en temps normal, de l'aide humanitaire, selon Gisha. " Le gouvernement d'Israël déclarait une trêve humanitaire à Gaza à 07h00 GMT ce lundi, cependant, quelques heures après il rompait la trêve en attaquant une maison dans laquelle 30 personnes, en majorité des femmes et des enfants, ont été blessés et une enfant de huit ans est morte. La matinée de ce même jour, 10 Palestiniens mourraient en conséquence aux attaques israélites sur toute la bande de Gaza et le nombre total de Palestiniens assassinés s'élevait à presque de 2000.

Le massacre est arrivé à un tel point que "le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, a annoncé lundi que le droit d'Israël à la sécurité ne justifie pas le «massacre de civils» qu'il est en train de perpétrer Le génocide nazi contre les juifs a récolté la haine de tous les peuples de la terre. Pourquoi le gouvernement de ce pays pense-t-il que le monde sera insensible à ce génocide macabre qu’il commet aujourd'hui contre le peuple palestinien?

Peut-être espère-t-on que soit ignorée la complicité de l'empire américain dans ce massacre éhonté ? L'espèce humaine vit une étape sans précédent dans l'histoire. Un choc d'avions militaires ou de navires de guerres qui se surveillent étroitement ou d'autres faits similaires peuvent déclencher l'utilisation d'armes modernes sophistiquées qui pourrait se transformer en la dernière aventure connue de l'Homo sapiens.

Il y a des faits qui reflètent l'incapacité quasi totale des États-Unis à affronter les problèmes du monde actuel. On peut affirmer qu’il n’y a pas de gouvernement dans ce pays, ni le Sénat, ni le Congrès, la CIA ou le Pentagone qui détermineront le résultat final. Il est vraiment triste que cela se produise alors que les dangers sont majeurs, mais également les possibilités d'aller de l'avant.

Quand, dans la grande guerre patriotique, les citoyens russes ont défendu leur pays comme des Spartiates, la pire erreur des Etats-Unis et de l'Europe a été de les sous-estimer. Leurs alliés les plus proches, les Chinois, qui comme les Russes, ont obtenu leur victoire à partir des mêmes principes, constituent aujourd'hui la force économique la plus dynamique de la terre.

Les pays veulent des yuans, et pas des dollars, pour acheter des biens et des technologies et accroître leur commerce. Des forces nouvelles et essentielles ont surgi. Le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l' Afrique du Sud, dont les liens avec l'Amérique latine, la plupart des pays des Caraïbes et d'Afrique qui luttent pour le développement, constituent la force qui à notre époque est disposée à collaborer avec les autres pays du monde sans exclure les Etats-Unis, l'Europe ou le Japon. Accuser la Fédération de Russie de la destruction en vol de l'avion de la Malaisie est d'un simplisme navrant.

Ni Vladimir Poutine, ni Sergey Lavrov, ministre des Affaires étrangères de Russie, ni les autres dirigeants de ce gouvernement ne feraient jamais semblable absurdité. Vingt-six millions de Russes sont morts pour la défense de la Patrie contre le nazisme. Les combattants chinois, hommes et femmes, fils d'un peuple de culture millénaire, sont des gens d'une rare intelligence et dotés d'un esprit de combat invincible, et Xi Jinping est l'un des leaders révolutionnaires les plus déterminés et capables que j'ai rencontrés dans ma vie.

Fidel Castro Ruz

*José Marti

11:26 Publié dans AL-Pays : Cuba, Histoire, Point de vue | Tags : fidel castro, palestine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

26/07/2014

26 JUILLET 2014 : AMIS CUBAINS, BONNE ET GRANDE FÊTE NATIONALE !

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La Moncada, 26 juillet 1953 !
par Michel Taupin

Il y a 61 ans, très loin d'ici, dans une île soumise au joug d'occupants et de despotes depuis des siècles, un jeune homme de 26 ans s'est levé... et a changé son destin. La France a choisi le 14 juillet pour sa fête nationale, jour de la prise de la Bastille, une forteresse symbole d'une monarchie absolue ; Cuba, elle, a choisi le 26 juillet, jour de l'attaque de la MONCADA à Santiago de Cuba, la seconde caserne en importance du pays, une autre forteresse, symbole de la dictature violente et corrompue de Batista.

Malgré l'échec de la tentative, cette attaque lancée le 26 juillet 1953, un jour de carnaval, par un groupe de 123 jeunes révolutionnaires, emmené par un jeune avocat charismatique, passionné de politique et doté d'une intelligence, d'un charisme et d'une personnalité hors du commun, marquera la fin de l'obscurantisme à Cuba et les prémices d'un retour aux Lumières, ces Lumières qu'en France, une frange privilégiée, réactionnaire et cupide s'acharne depuis deux siècles a éteindre une à une... Le vent de l'espoir avait soufflé sur Cuba et répandu les germes de la liberté dans tout le pays.

Avec le triomphe de la Révolution, s'achevait enfin l'oppression multiséculaire de tout un peuple, ouvrant en grand devant lui, les portes d'une ère nouvelle, celle de l'indépendance du pays et de sa souveraineté si chères à José Marti, mais aussi annonçant l'avènement d'une société humaniste démocratique, fondée sur le respect et la dignité de l'être humain, en lui octroyant des droits fondamentaux encore inimaginables à cette époque et dans cette région, comme l'accès gratuit aux connaissances, et à la santé.

Ce ne fut donc pas un feu de paille, ni une poussée de fièvre romantique, comme ricanaient certains... Non, le monde constata, stupéfait, que les idées pour lesquelles le peuple s'était battu et avait triomphé de la barbarie, s'emparaient du monde réel et mettaient en action jour après jour, année après année, avec détermination, intelligence et avec l'approbation pleine et entière des cubains, une société libre, égalitaire et fraternelle, une société socialiste aux couleurs de Cuba.

Mais c'était sans compter sur la haine de l'Empire et ses vassaux qui ne supportaient pas ce qu'ils prenaient pour un défi insensé. Alors ils n'ont eu qu'une obsession depuis 55 ans : détruire par tous les moyens, un modèle social révolutionnaire honni par les puissances libérales qui ne voyaient en lui qu'un exemple d'émancipation des peuples à ne surtout pas suivre. Blessée, martyrisée, étouffée, Cuba a résisté... et Cuba résiste toujours ! C'est ainsi que la résistance héroïque du peuple cubain et sa révolution permanente ont non seulement réduit à néant cette entreprise abjecte, mais ont attiré la solidarité active de la majeure partie des peuples de la planète et essaimé en Amérique latine les germes de la révolte.

Avec Cuba Si France, je suis fier d'avoir été aux côtés du valeureux peuple cubain et de ses courageux dirigeants et notamment du premier d'entre eux, ce géant de l'Histoire qu'est devenu le Commandant en chef Fidel Castro, dans l'âpre combat que leur impose depuis un demi-siècle un Empire corrompu et revanchard, tout en préservant résolument leur modèle social. Merci hommes, femmes, enfants de Cuba, pour l'exemple que vous donnez au monde... Jamais nous ne vous abandonnerons !

Cette commémoration devrait nous rendre heureux. Pourtant, une tragédie insupportable l'assombrit. En effet, comment ne pas hurler notre émotion, notre indignation devant la tragédie que le peuple martyr de Palestine est en train de vivre ?!

Nos amis palestiniens de Gaza subissent depuis quelques jours un déluge insensé de feu et de sang, un véritable massacre perpétré par Israël, des crimes de guerre que les Etats-Unis et l'Europe officiels tentent honteusement de justifier. Heureusement les peuples, eux, s'insurgent contre la barbarie ! Heureusement, l'Amérique latine dans sa quasi totalité condamne l'offensive meurtrière de l'Etat d'Israël !

Cuba Si France ne peut qu'exprimer sa vive émotion et sa totale solidarité avec le peuple palestinien et exiger le retrait des meurtriers et leur mise au ban de la Communauté Internationale.

Vive Cuba Libre,
Vive la Palestine libre !
MT

04/06/2014

René Gonzalez, au nom des siens et de Cuba

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René Gonzalez en impose. Impossible en effet d’échapper à sa carrure de géant. Son regard bleu transperce. Il dégage de la gravité mais, lorsqu’il sourit, son visage déborde d’une tendresse touchante. À ses côtés, comme un alter ego, son épouse Olga Salanueva.

Inséparables pour mieux rattraper le temps perdu. Quinze ans d’emprisonnement aux États-Unis, d’isolement inhumain loin des siens, c’est long, très long. Et pourtant, René Gonzalez n’est pas un homme brisé par l’injustice. C’est un homme droit, aux idées fermes, convaincu de s’être battu pour sa patrie, Cuba. « J’ai fait mon devoir, dit-il.

Et si c’était à refaire, je le referais sans hésitation », dit-il simplement. Il est libre depuis le 2 octobre 2011, tout comme Fernando Gonzalez. Mais trois autres de ses compagnons sont toujours embastillés aux États-Unis : Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, Antonio Guerrero.

Les « Cinq de Miami » sont accusés de « conspiration en vue de commettre un assassinat »

Les origines de l’imbroglio politico-juridique de leur cas remontent à la révolution même, en 1959. Cuba essuie alors interventions, invasions et rétorsions économiques de la part de la première puissance mondiale. À la fin des années 1990, la Grande Île est le théâtre d’attentats soutenus par des organisations cubano-américaines anticastristes basées aux États-Unis et plus particulièrement en Floride.

La Havane décide alors d’envoyer des agents chargés d’infiltrer ces ligues terroristes d’extrême droite, non sans alerter le FBI de leurs agissements. « La proposition reposait sur le volontariat. J’étais libre de refuser. » René Gonzalez accepte la mission. Le 12 septembre 1988, Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez et René Gonzalez sont arrêtés en Floride, puis injustement condamnés à des peines de prison allant de quinze ans à deux fois la perpétuité plus quinze ans.

Qui peut mourir par deux fois et renaître une troisième afin de finir sa condamnation ? Les cinq hommes, que leurs collectifs de soutien vont surnommer les « Cinq de Miami », sont accusés de « conspiration en vue d’espionnage », mais surtout de « conspiration en vue de commettre un assassinat », au terme d’un procès inique dans un tribunal de Floride où les organisations qu’ils étaient chargés de surveiller sont puissamment influentes.

Il leur fallait « garantir un juré qui nous déclarerait coupables », rappelle René Gonzalez. En 2005, le groupe de travail de la Commission des droits de l’homme de l’ONU sur les détentions arbitraires a d’ailleurs déclaré « arbitraire et illégale la détention des Cinq, car le procès n’a pas eu lieu dans le climat d’objectivité et d’impartialité requis par l’article 14 de la Convention internationale des droits civiques et politiques », relève-t-il. Sans succès. Et pourtant, en 2011, le président George W. Bush n’avait-il pas affirmé que « toute nation qui continuerait d’héberger ou de soutenir un terroriste serait considérée comme un gouvernement hostile par les États-Unis » ? L’avertissement ne peut s’appliquer à Washington…

Durant quinze ans, Olga ne pourra jamais rendre visite à René, les visas lui étant systématiquement refusés. L’acharnement et l’adversité ont soudé les cinq hommes au point « de ne plus faire qu’un ». Au terme de sa peine, René est encore condamné à rester aux États-Unis, dans une semi-clandestinité, pour fuir de probables représailles. Il a pu rejoindre Cuba une première fois pour rendre visite à son frère malade, puis une seconde, à la mort de son père.

Il retrouve enfin Olga et son pays, non sans renoncer à sa double nationalité américaine. Ce retour aux sources n’a pas été un choc. « La réalité cubaine n’a pas été une surprise. Cuba a dû faire des concessions mais des changements, comme la décentralisation économique, étaient nécessaires », déclare-t-il, en référence aux réformes en cours. « J’ai retrouvé le même peuple qui, à mes yeux, est le plus solidaire et le plus conscient sur le plan politique. Les souffrances des autres ne nous sont pas étrangères. La recherche d’un monde de justice et d’égalité est toujours aussi vive dans la société cubaine. »

Depuis sa libération, René Gonzalez est un ambassadeur de la cause de ses frères, toujours emprisonnés. Il exige leur libération, comme en juin prochain, lors d’un rassemblement où il appelle à la mobilisation des progressistes, en dépit de l’indifférence et de la censure médiatiques qui prévalent encore. René Gonzalez est persuadé que « le climat est propice » à leur élargissement.

L’ancien pilote d’avion rappelle qu’à l’époque où ils ont été arrêtés, « l’Amérique latine était plongée dans la nuit du néolibéralisme ». Depuis, le continent a changé avec l’avènement de présidents de gauche. « Les gouvernements réclament aux États-Unis un changement dans leurs relations politiques avec Cuba. » Et puis, soutient-il, « la perception même de la société américaine de mon pays a évolué », comme en atteste un récent sondage selon lequel une majorité d’États-Uniens sont favorables à un infléchissement de Washington vis-à-vis de Cuba, notamment concernant le blocus, l’un des derniers avatars de la guerre froide toujours en vigueur.

René Gonzalez y voit une évolution source d’espoir. Sans naïveté, habité par une lucidité qui ne l’aura jamais quitté durant ces quinze années de prison. Au nom des siens et de Cuba.

En quelques dates
1956 : naissance à Chicago, aux États-Unis.
1961 : retour à Cuba.
1990 : départ pour les États-Unis.
1998 : arrestation en Floride.
2011 : libération.
2013 : retour définitif à Cuba.

 Cathy Ceïbe pour l'Humanité- See more at: http://www.humanite.fr/rene-gonzalez-au-nom-des-siens-et-de-cuba-531820#sthash.Qsw7T03r.dpuf

13:56 Publié dans AL-Pays : Cuba, Amérique Latine, Histoire, Portrait | Tags : cuba, gonzales, 5 héros | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg