Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/03/2020

CORONAVIRUS : CUBA L'HUMAIN D'ABORD, SOLIDAIRE DU MONDE, UN EXEMPLE

Cuba cororonavirus 2.jpg

Grande Bretagne, Jamaïque, Italie, Granade, Surinama, Nicaragua... et plus de 70 pays du monde, les médecins et infirmiers Cubain sont partout, se déploient partout où un besoin de solidarité s'exprime et est demandé.
Le système de santé cubain n’est certainement pas né par hasard: il est né des idées d’un jeune médecin argentin venu à Cuba pour la Révolution. Il s’appelait Ernesto Guevara de la Serna et il a écrit que le devoir du “médecin révolutionnaire” et de la “médecine sociale” était de concevoir un système qui ne prenait jamais en compte le profit, mais un concept qui liait le bien-être du corps individuel à celui de l’ensemble. la communauté: à travers l’école, la nutrition et le travail: “Éduquer et nourrir les enfants … partager la terre entre les agriculteurs est le plus grand travail de médecine sociale jamais réalisé.” 

140 médecins et infirmiers, techniciens Cubains sont partis en Jamaique, 65 autres ont débarqué à Milan: médecins, infirmières, techniciens spécialisés envoyés de leur pays pour aider ces pays contre le coronavirus. 

Cuba cororonavirus 3.jpgRefusé par tous les pays demandés Cuba est le seul pays des Caraïbes à avoir accepté de recevoir le navire de croisière Britanique MS Braemer, plusieurs touristes étant infectés par le coronavirus. Tout passager considéré comme trop malade a reçu un traitement médical immédiat à Cuba, a informé la compagnie Fred Olsen Cruise Lines.

En Italie, le conseil régional de Lombardie a demandé aux médecins et infirmiers de se rendre à Crema, pour aider l’une des régions lombardes les plus touchées, jusqu’à l’extrême. Cette municipalité si à droite, si fièrement «souveraine», si liée au précédent gouverneur Formigoni qui a indûment soustrait à la santé lombarde plus de 70 millions d’euros, a demandé de l’aide à la République socialiste de Cuba: Cuba a répondu immédiatement.

Cuba cororonavirus.jpg

Ce n’est pas la première fois que ce pays le fait: en 2014, il a envoyé plus de 250 médecins en Afrique de l’Ouest pour combattre un virus encore plus effrayant que celui-ci, Ebola. Il appartenait alors au New York Times d’admettre que Cuba avait joué un rôle de «leader» dans la victoire sur ce mal. Et les médecins cubains étaient en Haïti, quelques années plus tôt, lorsqu’un tremblement de terre a dévasté l’île, provoquant une terrible épidémie de choléra. Ils étaient également prêts à partir pour la Nouvelle-Orléans après le terrible ouragan Katrina – mais Bush a refusé leur aide, condamnant sa population aux souffrances que nous connaissons.

Les médecins et infirmières cubains sont, à ce jour, dans près de 70 pays à travers le monde: apportant expérience, aide, solutions. “Nous n’offrons pas ce qui reste: nous partageons ce que nous avons” est leur slogan. Et ce qu’ils ont, c’est un système de santé entièrement public, fortement financé par l’État et mis en œuvre par l’un des systèmes scolaires et universitaires (publics, bien sûr) les plus structurés du monde: une santé que l’Organisation mondiale de la santé reconnaît comme la plus efficace et la plus efficace. avancé sur tout le continent latino-américain.

Le système de santé cubain n’est certainement pas né par hasard: il est né des idées d’un jeune médecin argentin venu à Cuba pour la Révolution. Il s’appelait Ernesto Guevara de la Serna et il a écrit que le devoir du “médecin révolutionnaire” et de la “médecine sociale” était de concevoir un système qui ne prenait jamais en compte le profit, mais un concept qui liait le bien-être du corps individuel à celui de l’ensemble. la communauté: à travers l’école, la nutrition et le travail: “Éduquer et nourrir les enfants … partager la terre entre les agriculteurs est le plus grand travail de médecine sociale jamais réalisé.” Les médecins et les infirmières arrivent donc de Cuba aujourd’hui pour nous aider à vaincre le coronavirus. Ils n’ont rien demandé en retour, ils ne nous ont même pas demandé d’essayer de convaincre notre principal “allié”, les États-Unis de Donald Trump, pour atténuer l’embargo féroce qui tente de faire mourir de faim leur île depuis des décennies. Ils apportent leur expérience, ils apportent leurs médicaments, ils apportent leur propre vie: et ils la mettent à notre disposition, contre le virus, pour lutter ensemble. Hasta la victoria!

NOTE:

Cuba a dépêché en Italie une équipe de 52 médecins et infirmiers, dont certains forts d’avoir combattu la fièvre Ebola en Afrique, pour aider le pays européen le plus meurtri dans sa lutte contre le Covid-19.

La destination de cette équipe arrivée samedi en Italie est la région de Lombardie, la plus touchée par le coronavirus. En un mois, 4.825 personnes sont mortes en Italie en raison de cette pandémie.

L’équipe composée de 36 médecins, 15 infirmiers et un administrateur, “est prête à travailler sans relâche pour soigner et affronter l’épidémie de Covid-19 en collaboration avec les professionnels de la santé” d’Italie, a déclaré son chef, Carlos Ricardo Perez.

Trente des membres de cette équipe ont lutté contre l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014 à l’appel de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a ajouté le chef de l’équipe lors d’une cérémonie avant leur départ de La Havane.

Sources et photos Gramma, Informemonos, Histoireetsociété

MEDICAMENTS : CUBA A LA POINTE

Cuba fournit un médicament efficace pour lutter contre les effets du coronavirus

Un médicament cubain est utilisé pour combattre les effets du coronavirus chinois. Les progrès biotechnologiques de Cuba ont permis le développement de l'Interferon Alfa 2b qui joue un rôle clé dans le traitement de l'épidémie. Cela peut surprendre mais Cuba, la petite île socialiste sous le coup d'un embargo économique incessant depuis près de 60 ans de la part des Etats-Unis, a développé des innovations internationalement reconnues en matière de santé et de recherche médicale, et notamment en biotechnologie. Et elle vient d'en faire à nouveau la preuve. En effet, l'Interferon Alfa 2B – nommé également IFNrec – l’un des médicaments utilisés pour combattre le coronavirus chinois qui a déjà causé la mort de 1 524 personnes, n'est autre que le résultat d’une innovation cubaine. Ce remède antiviral a été choisi par la commission nationale de santé chinoise parmi 30 autres médicaments pour lutter celui-ci.

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/international/71318-cuba-fournit-...

12:10 Publié dans AL-Pays : Cuba, Société | Tags : cuba, coronavirus, monde | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

02/03/2020

Des communautés indiennes d’Alberta et du Manitoba veulent nouer des liens de coopération avec Cuba en matière de santé

Cuba indiens.jpg

La Havane, 29 février, (RHC).- Après une visite d’une semaine à La Havane, des leaders indiens et des techniciens de la santé du Manitoba et d’Alberta, au Canada, ont exprimé l’intérêt de leurs communautés de nouer des liens de coopération avec Cuba en matière de santé.

Au cours d’une conférence de presse organisée à l’hôtel National, à La Havane, Jerry Daniels, grand chef de la région sud du Manitoba et de l’Organisation des Chefs du Sud, qui représente 34 des plus de 600 nations originaires du Canada, a assuré que l’accès de ces communautés à la santé fournie par le gouvernement a été restreint, c’est pourquoi leur souhait croissant de voir Cuba leur fournir des cadres professionnels entraînés aux services de base de santé à même de subvenir aux besoins de ces communautés marginalisées durant des décennies.

«Nous sommes tous d’accord que nous avons besoin de beaucoup plus de fournisseurs et d’accès à la santé, de services de qualité et des cadres professionnels prêtant leurs services dans ces communautés notamment dans celles qui se trouvent dans les coins les plus reculés ».

Il a salué la structure créée par Cuba et ses programmes de coopération consistant à l’envoi de praticiens dans plusieurs nations où ils réalisent un travail de qualité et contribuent à sauver des vies, même dans les régions d’accès difficile.

Il a exprimé le souhait de recevoir des praticiens et d’autres cadres professionnels cubains de la santé et d’envoyer des jeunes se former à l’Ecole Latino-américaine de Médecine.

«Nous sommes satisfaits d’imaginer que des centaines de cadres professionnels de la santé vont arriver dans nos communautés et guérir des femmes, des enfants et des personnes âgées et d’autres secteurs de la population en situation de vulnérabilité. Ce serait réellement un avenir prometteur » a signalé Jerry Daniels.

Source : Cubadebate

16:08 Publié dans AL-Pays : Cuba, Santé, Société | Tags : cuba, santé, canada, indiens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

31/10/2019

L'Amérique latine au coeur

cubavoyage2.jpg

roussel Bourges500.jpgPar Fabien Roussel Secrétaire national du PCF, député du Nord

«Elles s’ouvriront à nouveau, un jour, les longues avenues, devant les hommes libres qui construiront un monde nouveau. »

En regardant ces derniers jours les images des manifestations au Chili, le dernier message du président Allende adressé à son peuple depuis la Moneda bombardée résonne dans ma mémoire.

Chili, Équateur, Haïti, Argentine, Colombie, Honduras, Brésil, Costa Rica, partout les peuples se lèvent et leur clameur s’élève, des Andes jusqu’au Rio de la Plata : « Dehors le FMI et les gouvernements corrompus, bas les pattes mister Trump ! »

À Cuba ou au Venezuela, d’autres défendent avec leur gouvernement des projets de société fondés sur la justice sociale, la paix, et d’entente, malgré les violentes tentatives d’étouffement conduites par l’impérialisme états-unien et les institutions financières.

Les manifestations redessinent le visage de « Nuestra América », l’Amérique de Bolivar et de José Marti, une Amérique indienne, métisse, blanche et noire, en bloc insurgée.
Un grand espoir se lève : le Chili chante et danse la cueca face aux militaires.

En Amérique latine, 17 millions de femmes et d’hommes, surtout des enfants, vivent dans l’extrême pauvreté. Les politiques d’austérité, les fonds vautours, pillent, rançonnent, tandis que les multinationales font ventre de tout : santé, éducation, transports, eau, électricité, richesses minières. Avec la complicité de gouvernants corrompus. Cela ne suffit pas.

Pour faire payer aux plus pauvres la crise, le Fonds monétaire international (FMI) impose de nouveaux tours de vis, tandis que les gouvernants déclarent la guerre aux peuples. À Santiago, Quito, Tegucigalpa, Port-au-Prince, l’armée n’intimide plus. En Uruguay, la rue s’oppose au projet de la droite d’autoriser l’armée à maintenir « l’ordre intérieur ».

Dimanche, les électeurs ont placé en tête de l’élection Daniel Martinez, du Front large, qui confirme sa place de première force politique du pays.
Les rétropédalages des gouvernants n’éteignent pas la révolte. En Équateur, le gouvernement a annulé les mesures qui avaient déclenché la marche indigène sur Quito suivie d’une chasse aux militants syndicaux et associatifs.

Au Chili, après l’historique mobilisation populaire du 25 octobre, le président Piñera a fait démissionner plusieurs de ses ministres dans une opération de maquillage, envisage la levée de l’état d’urgence et le retrait des militaires actuellement dans les rues. L’arrivée ce lundi d’une mission du comité des droits de l’homme de l’ONU n’est pas étrangère à ces décisions.

Au Honduras, les manifestants exigent la destitution du président Hernandez dont le frère, narcotrafiquant, vient d’être jugé à New York. Depuis juin, à Haïti, pays des « morts sans importance », le peuple réclame le départ du président Jovenel dont le clan corrompu a empoché l’aide accordée par le Venezuela.

En Argentine, le président Macri a plongé le pays dans une crise ravageuse comparable à celle de 2010. Il vient d’être sévèrement battu par Alberto Fernandez et Cristina Kirchner.

Usa Amerique Latine.jpgEn Colombie, « le pays où vit la mort », des centaines de militants sociaux ont été assassinés ces derniers mois. Le président, homme lige des États-Unis dans l’agression contre le Venezuela, a enregistré, dimanche, une nette défaite aux élections régionales et municipales.
Les coups d’État « institutionnels » ont de plus en plus de mal à fonctionner.

Au Brésil, le complot ourdi pour destituer Dilma Rousseff et jeter Lula en prison est éventé, la plupart de ses instigateurs poursuivis pour corruption. Comme au Venezuela, en Bolivie, la tentative de la droite de contester la réélection du président Evo Morales se heurte à la détermination du mouvement social. « Ils ont les armes mais nous avons la force de nos peuples », a déclaré le président de Cuba, Miguel Diaz Canel, devant les « non-alignés » réunis en Azerbaïdjan. La preuve par Cuba, sur la ligne de front depuis soixante ans, que l’empire nord-américain étrangle chaque jour un peu plus.

Chaque semaine, une nouvelle mesure renforce le blocus. Isoler, affamer, désespérer, l’administration Trump ne recule devant rien, ne respecte rien, ni l’ONU, ni les règles de l’OMC, aucun traité international. Les gouvernants européens protestent timidement parfois mais laissent faire. Nous en appelons à la force des peuples, en premier lieu au nôtre, pour faire entendre le souffle de la solidarité

12:47 Publié dans Actualités, Amérique Latine, Politique, USA | Tags : amérique latine, pcf, fabien roussel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

21/10/2019

Disparition. Mort d’Alicia Alonso, l’étoile de la danse cubaine

Alicia.jpg

Elle s’est éteinte à l’âge de 98 ans à La Havane, où un hommage officiel a été rendu à cette grande artiste qui avait épousé d’emblée la cause de la révolution.

La « prima ballerina assoluta » de la danse cubaine, Alicia Alonso, est morte jeudi matin à La Havane. Elle avait 98 ans. « Elle est partie et nous laisse un vide immense, mais aussi un héritage inégalé », a dit le président cubain Miguel Diaz-Canel avant d’ajouter : « Elle a placé Cuba au meilleur niveau de la danse mondiale. » On se souvient de sa venue en 2010 en France, où, après Londres et New York, digne et droite au bras de son compagnon, Pedro Simon (directeur du musée de la Danse à Cuba), un foulard fuchsia dans ses cheveux relevés, elle était venue avec sa compagnie présenter le ballet qui l’avait fait connaître, Giselle, sur un livret de Théophile Gautier, à partir du poème lyrique du fameux auteur allemand Heinrich Heine.

Célèbre du jour au lendemain

C’est en interprétant ce rôle en 1942 qu’elle devenait célèbre du jour au lendemain. Ce jour-là, un 2 novembre, la très jeune soliste, née à La Havane, qui étudiait au New York City Ballet, remplace au pied levé la ballerine Alicia Markova, malade. Rien de plus étrange que de voir cette Cubaine aux yeux de charbon ardent, au buste gracile et aux cuisses puissantes, tenir le rôle d’une paysanne blonde des bords du Rhin. Consciente de l’enjeu, elle répète vingt-quatre heures d’affilée. « Après la représentation, nous confiait-elle en 2010, je me suis assise dans ma loge sans comprendre ce qui venait de se passer. Un collectionneur célèbre est venu me saluer. Il m’a enlevé mes ballerines et m’a dit : “Elles sont à moi !” Elles étaient couvertes de sang. Mes pieds étaient brûlés ! »

Sa Giselle a rénové le chef-d’œuvre classique, en imposant un style radicalement neuf, d’une grâce folle, à la fois terrien et physiquement sans détour. Elle dansera ensuite tous les grands rôles du répertoire académique, de la Belle au bois dormant à Carmen, Coppelia et la Fille mal gardée. À 40 ans, elle réalisait encore les trente-deux fouettés du Lac des cygnes. Elle ne se décidera à ranger ses ballerines qu’en 1995, à 74 ans ! Pourtant, rien ne fut simple. A 20 ans, à la suite d’un double décollement de la rétine, elle commence de perdre la vue, ne distingue plus que des ombres, mais dansera malgré tout en s’inventant des repères. Ses partenaires portent des indices colorés et des lumières vertes et rouges sont posées à des points précis du plateau.

En 1948, elle fonde, à La Havane, le Ballet Alicia Alonso, l’un des meilleurs ballets au monde, qui allie la haute technicité à la sensualité. Il prendra le nom de Ballet national de Cuba après l’avènement, en 1959, de la révolution menée par Fidel Castro, dont elle sera une fervente partisane. « J’aime la vie et je danse de l’intérieur », nous disait-elle, espiègle, à 90 ans passés.

En 2015, le Grand Théâtre de La Havane a été rebaptisé Théâtre Alicia-Alonso en reconnaissance de l’apport de la danseuse à la culture du pays et pour sa « fidélité à la Révolution ».

20:25 Publié dans AL-Pays : Cuba, Cuba music, Culture | Tags : alicia alonso, cuba, danseuse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg