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21/07/2017

Fonseca : «Très fier d'être cubain»

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Son huitième album intitulé «Abuc» est sorti en novembre dernier.

En pleine tournée mondiale, le pianiste Roberto Fonseca nous a accordé une interview

Parlez-nous de vos racines afro-cubaines et de la collaboration avec la chanteuse malienne Fatoumata Diawara sur l'album «At Home».

À Cuba, ces racines se retrouvent dans le rythme, les mélodies, la grande spiritualité, la combinaison des sons et dans les styles musicaux. C'est ce qui a fait la notoriété de grands artistes.

Je crois que sans l'influence de ces racines, Cuba n'aurait pas eu le potentiel culturel qu'il a eu et qu'il continuera d'avoir. Avec Fatoumata, elle a d'abord chanté sur le titre Bibisa de l'album Yo. Cette collaboration fut magique. On a ensuite monté un groupe avec des musiciens cubains et africains.

Ce projet a changé ma vie. Nous avons travaillé dans un respect mutuel et avons beaucoup appris les uns des autres. C'était un pont entre la culture du Mali et Cuba.

Sur «Abuc», on dit que vous êtes le «conteur» de l'histoire de la musique cubaine…

Je suis très fier d'être cubain et d'y être né. Cet album est très important pour moi. Je raconte une partie de l'histoire de la musique cubaine, des différents styles mais aussi de la résonance de la musique à chaque époque.

Je montre mes racines, ma culture mais aussi d'où je viens.

Des artistes comme Ibrahim Ferrer se succèdent à vos côtés. L'esprit du Buena Vista Social Club perdure ?

Avoir joué avec Ibrahim m'a donné l'opportunité d'apprendre la véritable musique traditionnelle cubaine. Je ne l'oublierai jamais.

C'est en partie grâce à lui que je suis celui que je suis aujourd'hui. C'est très important de maintenir la tradition et je tenterai de le faire toute ma vie. La musique traditionnelle de chaque pays est comme une carte d'identité, cela identifie chaque musicien ou artiste. Sur l'album «Yo», on a même entendu votre voix… J'apprécie les paroles intelligentes et innovantes avec des choses à dire. La voix est le résultat de la vibration du corps, j'aime faire des mélodies, cela me transporte dans d'autres univers. J'expérimente sans cesse de nouvelles sonorités et collaborations. Le prochain album sera peut-être plus électronique ou acoustique mais sera lié à la culture cubaine.

Quel regard portez-vous sur le Cuba d'aujourd'hui ?

Il y a eu des changements importants ces dernières années, mais je crois qu'ils n'affecteront pas la culture car nous sommes nombreux à la défendre. C'est ce qui fait ce que nous sommes aujourd'hui. Très spéciaux.

En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/21/2615953-fonseca-tres-fier-d-etre-cubain.html#oPCfCkLZbywm0rhs.99

16:47 Publié dans AL-Pays : Cuba, Cuba music, Musique | Tags : fonseca, abuc, cuba | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

15/10/2015

Le Buena Vista Social Club, de Cuba à la Maison-Blanche

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La formation la plus célèbre de la musique cubaine, actuellement en tournée d’adieu, s’arrête le 15 octobre à la Maison-Blanche, reçue par le président Barack Obama.

Le 15 octobre, les murs de la Maison-Blanche vibreront aux sonorités d’une musique inaccoutumée en ces salons… Et pour cause ! Il s’agit de rythmes spécifiquement cubains, ce qui eût été inconcevable il y a quelques mois, portés qui plus est par un groupe mythique de l’île, l’orchestre Buena Vista Social Club

Cette présence de la culture cubaine au cœur du pouvoir des États-Unis est un symbole supplémentaire du rapprochement en cours entre La Havane et Washington.

Annoncé en décembre 2014 par Barack Obama et Raul Castro, ce dégel a abouti en juillet 2015 au rétablissement des relations diplomatiques, mettant fin à un demi-siècle d’isolement du régime communiste cubain.Une saga qui n’a que vingt ans

Elle est aussi l’occasion de rappeler l’histoire extraordinaire de cet ensemble musical atypique, qui semble inscrit dans la grande histoire de la musique de l’île, alors que sa création, au fond, demeure très récente : moins de vingt ans.

Le "Buena Vista" n’est pas une formation comme les autres. Il vit le jour en 1996 et connut un succès phénoménal dès son premier disque, paru en septembre 1997, écoulé depuis à plus de 9 millions d’exemplaires à travers le monde.

L’année suivante, il est vrai, le cinéaste allemand Wim Wenders lui apporta un renom extraordinaire avec un film documentaire qui suivait les musiciens, plus attachants les uns que les autres, en studio et en tournée, notamment lors d’un concert au Carnegie Hall le 1er juillet 1998.

Une « dream team » de vétérans

Ses membres d’origine étaient presque tous des artistes âgés, venus tout droit de l’âge d’or de la musique cubaine, entre les années 1930 et 1950. Parmi ces anciennes grandes figures oubliées ou franchement méconnues, l’une des figures de proue fut le chanteur et guitariste Compay Segundo, qui débuta sur les planches dans les années 1920 mais dont la gloire internationale survint plus de soixante-dix ans plus tard, à près de 90 ans ! Il est mort en 2003 à l’âge canonique de 95 ans.

Autres grands noms de la formation qui se révélèrent au monde il y a une vingtaine d’années et qui n’en sont plus aujourd’hui, le chanteur Pio Leiva (1917-2006), le pianiste Ruben Gonzales (1919-2003) ou encore le formidable chanteur Ibrahim Ferrer (1927-2005), souvent d’anciens membres des Afro-Cuban All Stars, avant d’être « recrutés » par le Buena Vista.

Il ne reste de cette « dream team » de vétérans cubains que la diva Omara Portuondo, 86 ans à la fin du mois d’octobre, dont le dernier album remonte à 2009, et le brillant chanteur, guitariste et compositeur Eliades Ochoas, né en 1946.

Ry Cooder, producteur, condamné en 2003

Il demeure aussi, bien sûr, le guitariste américain Ry Cooder, compositeur attitré de plusieurs bandes oiginales de films de Wenders, dont celles de Paris Texas, qui prit part à l’enregistrement de chaque morceau du disque, sans en être jamais le compositeur, et qui commit un coup de génie en décidant à l’époque de produire cet album, même s’il fut, en 2003, condamné à 100 000 dollars d’amende pour infraction à la loi américaine sur le commerce avec l’ennemi !

Les choses ont donc changé. Et l’orchestre du Buena Vista Social Club, qui accomplit en 2015 sa tournée d’adieu – passée par les Suds, à Arles, en juillet – accompagné d’un ultime album, « Lost and Found », sorti au printemps, est désormais reçu par le président américain Barack Obama, en présence de l’ambassadeur de Cuba aux États-Unis, à l’occasion d’une cérémonie en l’honneur de la communauté hispanique.

Du vieux « Buena Vista », il demeure la diva Omara Portuondo, le trompettiste Guajiro Mirabal, autre survivant du collectif d’origine, et un Eliadès Ochoa qui ne se sépare jamais de son chapeau Stetson. Et comme le dit ce dernier : « Quand on annonce Buena Vista Social Club, aujourd’hui, devant l’orchestre, il n’y a plus que nous. Et je dis toujours : une retraite à temps vaut une victoire. »

JEAN-YVES DANA, LA CROIX

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11:23 Publié dans AL-Pays : Cuba, Cuba music, Musique, Vidéo | Tags : buena vista social, cuba, obama | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

16/05/2015

LA CHANSON CHAMAME A CUBA REPONSE A LA DICTATURE ARGENTINE

Chamamé (1) à Cuba, interprété par le groupe Moncada, est né dans la prison de Rawson en Patagonie, en Argentine, en 1972 pendant la dictature du général Lanusse où ont été tué plus de 30 000 résistants.

Essayez d'imaginer ces révolutionnaires dans la solitude du froid et inhospitaliere Patagonie, dans les cellules sinistres de Rawson chantant leur amour pour Fidel et la Révolution avant pour la plupart de mourir sous la torture  et chacun comprendra la formidable profondeur de cette chanson.

(1) - Le chamamé est un genre musical traditionnel de la province de Corrientes, en Argentine, joué aussi au Paraguay et dans certains endroits du Brésil (Mato Grosso do Sul, Paraná, Rio Grande do Sul). Il rassemble des éléments culturels des Indiens Guarani, des découvreurs espagnols et même des émigrants italiens et allemands.

Le chamamé est le résultat de l'amour, de la fusion des races qui mélangés avec le temps content l'histoire de l'homme et de son paysage. Il utilise l'accordéon et la guitare comme instruments principaux.

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Parole de la chanson :
Una tarde de enero tomé mi canoa pa’dar una vuelta/ me dijeron cuidate que con la tormenta te vas a perder/ pero soy correntino machazo en mi pago y baqueano en el delta/ salí cuando entraban las primeras luces del atardecer./Cuando ya estaba oscuro como boca e’lobo pretendí volverme/ pero el río engañoso me llevó a empujones a orillas del mar/

y desalentado sin ver más la costa, para entretenerme panza para arriba contando estrellitas me puse a pensar./ Yo pensaba en lo poco que vale el hombre cuando está tan solo/

pero tuve una idea que en aquel momento me hizo reaccionar/ haré una proeza como Vito Dumas seré Marco Polo/ y al volver a mi pago toditas las guairas me querrán besar./

Y a los pocos días de navegación/ tuve una alegría pues ya me creía Cristóbal Colón,/ y andaba con pena cuando vi el manchón/ que no era ballena y sí tierra buena, caray qué alegrón.

Cuando puse un pie en tierra y pegué una olfateada por si era Corrientes,/ y al ver a un paisano con una escopeta le pregunté a él,/ si el rancho e’La Cambicha quedaba muy lejos,/ dijo buenamente, usted está en Cuba patria socialista, tierra de Fidel.

Yo quería volverme por lo que leía en el diario La Prensa,/ pero al ver los cubanos trabajar contentos por el porvenir,/ hoy la tierra es de todos, no hay analfabetos y hasta un niño piensa,/ que aquel que entre en Cuba con aires de guerra no podrá salir./

Porque aquellos fusiles que ayer apuntaban al pueblo oprimido,/ son los que hoy defienden en manos del pueblo su revolución,/ son los que en mi pago los llevan milicos de dos apellidos,/ son los que tendremos el Mocho Raela, Jesusa y Ramón./

Y con mi canoa y mi chamamé /dejé a Raúl Roa y puse la proa a mi pago otra vez,/ y a los correntinos yo he de serles fiel, y aquí yo termino/

¡que mueran los yanquis que viva Fidel!

18:24 Publié dans AL-Pays : Argentine, AL-Pays : Cuba, Cuba music, Musique | Tags : cuba, chamame a cuba | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg