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12/03/2018

Cuba. Les enfants gardent les urnes

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Contrairement à beaucoup de pays où les urnes, dans les élections au suffrage universel sont gardées par des militaires, à Cuba, elles sont surveillées par des enfants et des adolescents.

Les pionniers de 5 à 15 ans environ, vêtus de leur uniforme scolaire, sont placés un de chaque côté de l'urne et vérifient que chaque personne qui vote y met son bulletin. De cette façon, le système électoral cubain implique toute la population.

Ce sont aussi ces enfants qui sont chargés d'apporter le bulletin des personnes qui ne peuvent se rendre dans les bureaux de vote pour raisons de santé.

Comment devient-on un pionnier ?

Pour surveiller les urnes, il faut tout d'abord faire partie de l'Organisation des Pionniers José Martí (OPJM) créée en 1977. Cette organisation est chargée de développer chez les enfants et les adolescents l'intérêt pour l'étude, le sens des responsabilités sociales, l'amour de la patrie et des peuples du monde.

Les petits entrent dans l'organisation à 5 ans et vont être formés dans plusieurs domaines : sport, culture et loisirs. En même temps, ils développent des qualités morales comme le sens de l'honneur, la modestie et la solidarité.

Les pionniers participent aux élections en gardant les urnes depuis 1976 et ce sont les enfants eux-mêmes qui postulent pour accomplir cette tâche avec l'accord préalable de leur famille et de leurs représentants.

Cette responsabilité donnée aux enfants, unique au monde, est le symbole de la confiance de Cuba dans les nouvelles générations et la sécurité citoyenne.

Ainsi, les enfants sont impliqués très tôt dans le processus électoral et lorsque vient pour eux le moment d'exercer leur droit de vote, à 16 ans, ils sont déjà familiarisés avec le processus.

Sources Caraibes Creole News

 

13:31 Publié dans AL-Pays : Cuba, Politique | Tags : cuba, vote, enfants | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

10/01/2018

Cuba réussit cette année le taux de mortalité infantile le plus bas de son histoire

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Au cours d'un meeting à l'occasion du 59e anniversaire du triomphe de la Révolution, le Dr Roberto Morales, ministre cubain de la Santé, a annoncé la bonne nouvelle : le taux de mortalité infantile à Cuba est cette année de 4,1 pour mille.

Il a également informé de la réduction à 5% du taux des enfants dont le poids à la naissance est insuffisant et du taux de la mortalité maternelle à 38 pour 100 mille accouchements.

Le ministre cubain de la Santé a cité parmi les réussites du secteur dans notre pays la chute à 0,9 pour mille du taux de mortalité d'enfants souffrant de malformations congénitales grâce à l'extension et au perfectionnement du programme de génétique.

Fin juin, Cuba enregistrait seulement 4,1 décès pour mille parmi la population en bas âge. 40 décès de moins que l'année dernière.

Le Dr Roberto Alvarez, responsable du programme d'attention aux mères et aux nouveau-nés au ministère cubain de la Santé, a expliqué les raisons de cette réussite dans des déclarations à la télévision nationale.

«Cette consolidation des résultats du programme d'attention aux mères et aux nouveau-nés à la fin du premier semestre de l'année est l'expression du travail réalisé depuis les services d'attention primaire, dans les cabinets de consultations des médecins de la famille jusqu'aux services dans les grands hôpitaux, comme le réseaux des services de génétique médicale, de cardiologie pour enfants et de soins intensifs et de néonatologie, entre autres qui sillonnent tout le pays .»

Cuba enregistre également une réduction du taux de mortalité des enfants en âge scolaire et pré-scolaire ainsi que du taux de mortalité maternelle.

«Ces résultats confirment les conditions réunies chez nous pour concrétiser le souhait de nous placer parmi les pays du monde qui détiennent un taux de mortalité infantile en dessous des 4 pour mille à la fin de l'année.»

Sources Radio La Havane

 
cuba,naissance,enfantsMortalité infantile : les Etats-Unis détiennent le record
 
Etats-Unis, six bébés sur mille meurent dans la première année de leur vie, un chiffre qui place le pays en haut du classement de la mortalité infantile dans les « pays développés ».

Il existe certains paradoxes difficiles à admettre. Aux Etats-Unis, l’un des pays les plus riches de la planète, qui se dispute avec la Chine le titre de première puissance mondiale, le taux de mortalité infantile reste désespérément élevé.

Les nouveaux chiffres publiés par le National Center for Health Statistics confirment une tendance déjà connue. Parmi toutes les nations dites développées, les Etats-Unis sont le pays où les nouveau-nés meurent le plus. Six sur mille (5,96 ‰) décèdent dans la première année de leur vie, soit trois fois plus qu’au Japon et en Norvège, et deux fois plus qu’en Allemagne et en Italie, selon des données de 2013 issues de la Banque Mondiale. La France, elle, enregistre un taux de 4 ‰ (3 ‰ selon l'Insee). 

10:10 Publié dans AL-Pays : Cuba, Société | Tags : cuba, naissance, enfants | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

08/08/2014

Argentine : Guido, enfant volé de la dictature

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La présidente de l’association des Grands-Mères de la place de Mai a retrouvé son petit-fils, un bébé kidnappé par la junte militaire il y a trente-six ans.

Combien de fois ont-elles tourné en rond sur cette place de Mai ? Le 30 avril 1976, les Mères, las Madres, vont faire leur cet espace situé au cœur de Buenos Aires face à la Maison-Rose, le palais présidentiel. Un mois plus tôt, Jorge Videla a instauré un régime de terreur. Elles ont troqué leurs habits de deuil pour un fichu blanc, symbole du linge de leur enfant disparu et sur lequel elles ont brodé leur prénom.

Pionnières du combat contre la « sale guerre » menée par la dictature militaire (1976-1983), elles n’ont jamais renoncé à retrouver leurs progénitures, ne serait-ce que leurs dépouilles. Devenues grands-mères, Abuelas, ces « mamies » Courage que la junte traitaient de « folles » se sont épaulées, entraidées, face aux menaces et à la répression. Elles continuent de dénoncer le « butin de guerre » des tortionnaires de l’époque : les bébés volés aux opposantes, exécutées par la suite, confiés à des dignitaires du régime qui ne sont autres que leurs petits-enfants.

La fille d’Estela Carlotto, 
Laura, assassinée en juin 1978

Estela Carlotto est une Madre de la première heure. Depuis vingt-six ans, la présidente de l’association des Grands-Mères de la place de Mai attend son petit-fils. Sa fille, Laura, enlevée en novembre 1977, a donné naissance en juin 1978 à un petit garçon qu’elle a prénommé Guido, en hommage à son grand-père. Quelques heures plus tard, Laura est exécutée d’une balle dans la tête. Bien des années après, Estela aura vent de l’existence de sa descendance.

Depuis, elle a célébré le bonheur de ses sœurs de combat lorsque celles-ci ont retrouvé leurs petits-enfants. Avant de savourer le sien. Mardi, la justice lui a annoncé qu’on avait (enfin) retrouvé Guido. En juin, le jeune homme, aujourd’hui âgé de trente-six ans, a poussé les portes de l’association, certain que ses parents ne l’étaient pas. Après qu’il s’est rendu auprès de la Commission nationale pour le droit et l’identité (Conadi), les tests ADN réalisés ont prouvé qu’il était bien le fils de Laura Carlotto et Walmir Oscar Montoya, tous deux militants montoneros (extrême gauche). « Je ne voulais pas mourir avant de le serrer dans mes bras. Je vais bientôt pouvoir l’embrasser. Je veux le toucher, regarder son visage », a déclaré, rayonnante, Estela Carlotto lors d’une conférence de presse au siège des Grands-Mères, en prétsence de ses trois enfants et de ses treize autres petits-enfants. « Il est très ému, il a besoin de temps », a ajouté cette militante acharnée malgré ses quatre-vingt-trois ans. « Je veux partager ce bonheur avec vous. Je l’ai vu, il est beau, c’est un artiste. Il a cherché, il m’a cherchée, comme nous l’avons cherché. »

"Savez-vous qui vous êtes ?"

Il y a quelques années, les Abuelas ont lancé une campagne choc : « Savez-vous qui vous êtes ? » En Argentine, où le travail de mémoire a été considérable, et la justice, à l’avant-garde dans la région, en poursuivant et condamnant les criminels de guerre, rien n’était pourtant écrit d’avance. En 1976, elles n’étaient que quatorze sur la place de Mai. Quatorze à se lever de leurs bancs et à marcher, sans desserrer les dents, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre autour de la pyramide qui se trouve au centre de la plaza.

Quatorze à défier le bourreau Videla, mort il y a un an derrière les barreaux. Quatorze à braver des militaires qui terrifient à tout-va. Elles ont osé dénoncer le terrorisme d’État qui assassinait de manière systématique les opposants de gauche, et quiconque résistait à cette extermination sélective et massive : 30 000 femmes et hommes ont été torturés, tués, jetés vivants dans l’océan depuis des hélicoptères. En dépit de la censure des médias, des coups de matraque, des exactions avec la disparition d’Azucena Villaflor, l’instigatrice du premier rassemblement des Madres, elles ont tenu bon. Après le retour de la démocratie, elles se sont soulevées contre les lois dites de « point final », vaines tentatives d’amnistier les tortionnaires.

Elles ont été de tous les grands procès – plus de deux cents – des figures de la dictature qui ont eu à répondre de leurs crimes. Pas un seul rassemblement en faveur de la démocratie et de la justice sociale n’a échappé à ces femmes aux célèbres fichus blancs.

atgentine,grand-mères,enfants« Cette victoire, c’est la victoire de tous les Argentins », soutient Estela Carlotto, qui a reçu un appel téléphonique de félicitations de la présidente Cristina Kirchner. « Nous avons pleuré ensemble », a-t-elle précisé. « Je veux partager cette énorme joie que m’offre la vie, d’avoir trouvé ce que j’ai cherché, ce que nous avons cherché durant tant d’années. Que Laura sourie depuis le ciel, parce qu’elle le savait avant moi : “ma maman n’oubliera pas ce que vous m’avez fait et elle vous poursuivra” », a-t-elle dit, en référence à l’une des dernières phrases prononcées par sa fille à ses bourreaux.

Pas de vengeance ni de rancœur dans la bouche de cette grande dame. « Je n’ai jamais cherché autre chose que la justice, la vérité et la rencontre avec les petits-enfants. Laura doit être en train de dire : “tu as gagné la bataille”. » La leur. « Aujourd’hui, j’ai mes 14 petits-enfants, la chaise vide ne l’est plus », a-t-elle confié. Comme Guido, plus d’une centaine d’enfants volés ont ainsi été retrouvés. Mais la quête des bébés arrachés à leurs mères – près de 400 – est loin d’être terminée. Sur la place de Mai, elles tournent, et tournent, et tournent encore. Inlassablemen

Publié par l'Humanité : http://www.humanite.fr/guido-enfant-vole-de-la-dictature-...

17:51 Publié dans AL-Pays : Argentine, Portrait, Société | Tags : atgentine, grand-mères, enfants | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg