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01/02/2026

« La musique du peuple ne mourra jamais », Issac Delgado star de la musique cubaine de passage en France

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L’iconique salsero cubain Issac Delgado est de passage en France avec un nouvel album dans ses valises, l’éclatant Mira Como Vengo. L’occasion d’une discussion sur le pouvoir de la salsa et d’un état des lieux sur le renouveau des musiques latino-américaines.

On le surnomme « el Chevere de la salsa » (le plus cool des salseros). Depuis ses débuts dans les années 1980 avec le groupe NG la Banda, Issac Delgado a posé sa voix de velours sur les rythmes les plus complexes et rassemblé les musiciens cubains parmi les mieux brillants pour célébrer la timba, genre dont il est devenu l’emblème.

Ami de deux consciences cubaines, le troubadour Silvio Rodriguez et l’écrivain Leonardo Padura avec lesquels il continue de travailler, compagnon de route du pianiste Gonzalo Rubalcaba ou de la défunte reine Celia Cruz, le musicien arrive en France avec l’album Mira Como Vengo, ode à la musique de sa jeunesse qu’il présente, entouré d’une armada de virtuoses, lors d’une tournée qui fait escale à Toulouse, Lille, Lyon, Limoges ou Paris.

Mira Como Vengo, votre dernier album, frappe par la qualité de ses arrangements et ses sonorités typiques. Était-ce une volonté ?

Ces dernières années, je n’avais sorti que des singles, comme cela se pratique beaucoup ici. Mais je me devais de sortir un album. Les amateurs de musique latine sont aussi collectionneurs de disques et préfèrent posséder un objet physique. J’ai donc réuni tous les styles musicaux qui ont marqué ma carrière.

« Ce qui se passe dans la société a un impact considérable sur la culture et la musique. »

C’est un clin d’œil au son de la musique cubaine des années 1990, très populaire à l’époque. Comme un retour aux sources, mais en restant actuel. Et Mira Como Vengo a été sélectionné pour un Latin Grammy parmi 1 500 albums en compétition, ce qui a contribué à son impact. Il a été considéré comme l’un des meilleurs albums de salsa de l’année.

On appelle « timba » la musique dont vous êtes le porte-voix. Pouvez-vous la définir ?

La timba est avant tout un concept. Il s’agit de musique afro-cubaine contemporaine. À Cuba, il existe un précédent avec le groupe Irakere, mené par Chucho Valdés, qui jouait avec une section de cinq cuivres. C’est avec des membres d’Irakere que nous avons fondé NG la banda en 1987 (groupe qui a lancé la carrière d’Issac Delgado – NDLR). On a créé le terme « timba » pour englober les nombreux rythmes de la musique cubaine.

Qu’écoute aujourd’hui la jeunesse cubaine ?

Ce qui se passe dans la société a un impact considérable sur la culture et la musique. On a vu arriver beaucoup de musiques de Porto Rico, de République dominicaine, de Colombie. Du reggaeton, notamment, et tout ce qu’on appelle la musique urbaine. Ça s’explique selon moi par un facteur économique. Jusqu’au début des années 2000, nous étions encore au sommet. Mais il était devenu beaucoup plus difficile pour le public cubain de venir nous voir, car son pouvoir d’achat avait considérablement diminué.

L’inflation a été terrible, rendant impossible l’achat d’un billet pour nos concerts. Au même moment, il était beaucoup plus facile d’avoir accès aux artistes de musique urbaine. Mais je pense que notre génération n’a pas compris les changements socio-économiques en continuant à jouer pour un public aisé. Nous avons perdu les jeunes. Mais la musique urbaine perd aussi des fans parce qu’elle devient à son tour très chère ! C’est un cercle vicieux.

Gardez-vous espoir que votre musique puisse continuer à conquérir le public ?

La seule chose qui pourra nous sauver, c’est de faire de la bonne musique. Les mêmes personnes qui vont danser sur les musiques urbaines, quand elles me voient jouer, me disent : « Hé, maestro, c’est génial ! » Elles savent faire la différence.

À ce propos, comment percevez-vous le phénomène Bad Bunny, star portoricaine et mondiale de la musique ? Il fait de la musique urbaine mais emprunte énormément à la salsa…

C’est un phénomène social. Bad Bunny vient d’un milieu modeste. Il a compris que ses soutiens puisent dans les valeurs patriotiques en s’appropriant les musiques authentiques de Porto Rico, qui sont aussi les nôtres. Il a réservé ses premiers concerts à son île en concluant un accord avec le ministère du Tourisme, avec un succès retentissant. Tous les hôtels affichaient complet et tous les vendeurs ambulants étaient contents.

Les profits ont été énormes. Il a remis la salsa au sommet de la scène mondiale et Porto Rico sur le devant. Ceux qui font cette musique, qu’ils soient colombiens, péruviens ou portoricains partagent la même recette patriotique. Il faut leur rendre hommage pour ce retour aux sources et la renaissance de notre musique afro-cubaine et latine. C’est la musique du peuple et c’est la raison pour laquelle elle ne mourra jamais. J’apprécie beaucoup ce qu’ils font.

Comment expliquez-vous l’incroyable postérité de la musique cubaine ?

Cuba a longtemps bénéficié d’un avantage sur les autres pays. Les esclaves venaient du Nigeria occidental où l’on pratiquait la religion yoruba. Elle a subsisté à Cuba, avec ses chants. Et à l’époque, Cuba occupait une place si importante dans les Caraïbes que tous les navires français, mais aussi espagnols, y accostaient. La contradanza, une danse de salon issue de la musique française, a été pratiquée ici.

La musique européenne ainsi que la musique créole des îles Canaries ont fortement influencé la musique folklorique cubaine. Puis, plus tard, après la révolution, des professeurs de musique classique arrivés d’Europe de l’Est et de Russie sont devenus nos professeurs. Mon premier professeur de musique était d’ailleurs bulgare et m’a appris le violoncelle. Nous avons reçu tellement d’influences, et tellement de genres ont vu le jour à Cuba…

Vous avez fondé un festival dans la ville de Varadero. Quel en est l’objectif ?

Jusqu’à présent, Varadero c’était surtout la plage et le soleil. Comme j’ai eu la chance d’observer de nombreux festivals en Europe, j’ai voulu y monter un événement, à un prix très accessible pour les Cubains – plus cher pour les étrangers – car beaucoup de grands musiciens viennent de cette région. Le festival se déroule dans le parc Josone qui avait été créé pour les travailleurs de la rhumerie avant la révolution.

J’avais fait la proposition au ministre de la Culture et du Tourisme avant la pandémie, et nous avons pu lancer la première édition en 2017. Cette année, ce sera la sixième. Il s’agit de donner à voir toute la palette de la musique cubaine, du son, du jazz, du rap, de la salsa, sans exclusive.

Mira Como Vengo, d’Issac Delgado, Pias. À Paris, au Trianon, le 5 février, et en tournée en France jusqu’au 15 mars. Toutes les informations sur https://www.znproduction.fr/fr/artistes/issac-delgado

12:50 Publié dans AL-Pays : Cuba, Cuba music, Musique | Tags : issac delgado, cuba | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

12/05/2019

Aziza Brahim : le poing et la voix pour défendre la cause du Sahara

Sahara Occidental, Maroc, Aziza Brahim, musique, Front Polisario, Blues du Désert

Aziza Brahim : la chanteuse voix du Sahara Occidental.

Aziza Brahim est une chanteuse Sarahoui. Elle est née il y a quarante ans dans un camp de réfugiés du Sahara occidental de la région de Tindouff en Algérie, où sa mère a fui l’occupation marocaine du Sahara Occidental. En raison de la guerre d’occupation du Sahara Occidental, elle n’a jamais connue son père.

L’artiste qui est une des Voix de la résistance sarahouie est également un symbole de l’aide apportée par Cuba Socialiste aux peuples africains en lutte, ayant bénéficié d’une bourse d’étude de la part de la Havane.

AZIZA BRAHIM. LE POING ET LA VOIX

Laura Hunter

(…) Pour Aziza Brahim, la musique a d’abord été un refuge, une manière de survivre dans les camps de réfugiés, un moyen de transmuter les maux subis.

«Les femmes chantaient tout le temps dans ma famille, surtout le vendredi pour les chants spirituels. Je tapais des mains et j’ai appris comme ça à jouer du tabal. Dès que j’ai eu six ou sept ans, ma grand-mère m’a emmenée à ses récitals de poésie. Nous n’avions pas de jouets, alors la musique devenait un jeu», raconte-t-elle.

Née en 1976 et élevée avec ses neuf frères et sœurs dans un camp algérien où sa mère, fuyant l’occupation marocaine du Sahara occidental un an auparavant, s’était installée, ­Aziza Brahim a connu l’exil à plusieurs reprises. Qui de mieux que cette femme pour chanter les souffrances et les ­aspirations du peuple sahraoui, voire de tous les déplacés?Des dunes aux Caraïbes

Cuba point d’appui de l’Afrique qui lutte

Alors âgée de 11 ans, Aziza Brahim ­reçoit une bourse pour étudier à Cuba, comme de nombreux étudiants sahraouis et africains de l’époque. Elle s’en souvient avec émotion:

«Cuba a aidé beaucoup de peuples africains en lutte. Le pays a été une pièce clé du ­combat sahraoui, en permettant à de nombreux jeunes de notre peuple de s’y former scolairement et professionnellement. Beaucoup de médecins cubains venaient aussi nous soigner dans les camps.»

Pour la chanteuse, Cuba est une deuxième patrie.

«J’y ai passé plus de temps que dans mon propre pays… dont je n’ai jamais foulé le sol! Ce n’était pas toujours facile à Cuba, car j’y ai vécu en pleine ‘période spéciale’ (crise économique du début des années 1990, consécutive à l’effondrement de l’Union ­soviétique, ndlr), mais le peuple cubain nous a chaleureusement accueillis. Et nous aussi avons soutenu leur révolution», souligne la militante.

(…)

La musique expression pour la lutte

Insoumise, elle retourne dans les camps de réfugiés en 1995, où elle se met à composer ses propres thèmes et se fait connaître peu à peu, avant de s’installer en Espagne en 2000.

«Pour moi, la musique est la plus puissante des influences. Elle me fait vibrer, c’est une condition de lutte. C’est le vecteur le plus direct et efficace pour partager les douleurs, les luttes et les ­espoirs. Cela me permet également de soigner mes cicatrices, en les transcendant et en transmettant mon expérience dans les camps de réfugiés, qui est vécue par énormément de personnes dans le monde à l’heure actuelle… Ma musique parle de tout ça», confie-t-elle.

Son ­dernier album, Abbar el Hamada («A travers la Hamada», terme qui désigne un plateau du désert), est un vibrant appel à «détruire les murs qui séparent les peuples», plus particulièrement les fortifications de sable érigées par les autorités marocaines aux confins du Sahara occidental pour empêcher les Sahraouis exilés de revenir sur leur terre.

Ambassadrice

Interrogée sur ses influences, Aziza Brahim parle de musique africaine et arabe avant tout. Elle évoque Ali Farka Touré, «le plus grand artiste africain selon moi», Salif Keita, Rokia Traoré, Miriam Makeba, mais aussi Los Van Van (Cuba), le rock de Jimi Hendrix, Queen, Pink Floyd et le blues étasunien, avec en tête Big Mama Thornton. Son œuvre se révèle à la hauteur de cet éclectisme, des échos du désert de la chanson «Calles de Dajla» (les rues de Dakhla), aux accents afro-cubains de «La Cordillera negra» (la cordillère noire), deux titres de son dernier album.

Comparée par certains à Billie Holiday, l’artiste ne cache pas ses opinions ­politiques. «Une grande partie de ma musique vise à donner de la visibilité aux revendications de mon peuple, qui me considère de fait un peu comme une ambassadrice. Je le sens comme un ­devoir, mais aussi comme une chance et un bonheur.» Ambassadrice de son peuple, Aziza Brahim l’est aussi particulièrement des femmes sahraouies, qui occupent une place importante dans son œuvre.

«Notre société est matriarcale, ce sont les femmes qui portent la culotte. Quand j’étais enfant, dans les camps, il n’y avait pas d’hommes. Ils étaient tous au front pour combattre les troupes marocaines. Les femmes faisaient tout, elles organisaient le campement, l’approvisionnement, l’hygiène, les soins, les traditions, la nourriture, la construction d’écoles, d’hôpitaux… Les femmes sahraouies sont un symbole de lutte constante, de détermination, de capacités et de courage. Elles sont pour moi un exemple à suivre.»

Un héritage qu’Aziza Brahim honore à merveille. Et tandis que 2016 touche à sa fin, elle trône au sommet des World ­Music Charts Europe, classement établi sur la base des playlists des stations de ­radio de 24 pays européens.

Aziza Brahim, Abbar el Hamada, Glitterbeat ­Records, 2016, distr. Irascible.

Source : Iniciative Communiste

www.initiative-communiste.fr vous propose une sélection d’extrait de l’article que lui ont consacré nos confrères du journal suisse Le Courrier qui ont pu la rencontrer à Genève

23/10/2017

Encensées par Beyoncé et Adele, ces jumelles franco-cubaines de 22 ans sortent un deuxième album bluffant.

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Il y a trois ans, Ibeyi jouait au café la Barricade de Belleville devant deux bancs, dont un occupé par la famille et les amis. Le souvenir ravit ces soeurs jumelles nées il y a vingt-deux ans sous le signe du talent. Un excellent premier album sous le bras, l'éponyme «Ibeyi» vendu à 65 000 exemplaires en France et 150 000 à l'étranger, elles ont été invitées depuis à chanter dans le monde entier, du Japon au Brésil, des bretonnes Vieilles Charrues au californien Coachella.

Et ça ne risque pas de s'arrêter avec «Ash». Ce deuxième album foisonnant réussit à marier le caractère quasi sacré de leurs voix et leur volonté de faire danser et penser selon les canons modernes, entre électro et hip-hop. Résultat : l'éclectique et érudit Iggy Pop les adore et Adele, produite comme elles par le prestigieux label anglais XL, a qualifié sur Twitter leur album de «stupéfiant».

L'histoire de Naomi et Lisa Diaz l'est aussi. Commencée entre Cuba et Paris, d'où leur double nationalité. Et le nom de leur duo, Ibeyi, qui signifie «jumeaux» en yoruba. «Les Yorubas sont un peuple qui a été déporté du Nigeria et du Bénin à Cuba, raconte Lisa. Ces esclaves ont toujours cultivé leurs racines et en ont fait un pan énorme de la culture cubaine. On a grandi en écoutant leurs chants religieux et on les a entremêlés à nos chansons.»

L'héritage du Buena Vista social club et d'Eminem

Leur père, Miguel «Anga» Diaz, «était un grand musicien cubain, percussionniste au sein du mythique Buena Vista Social Club», décédé alors qu'elles avaient 11 ans. Elles ont été élevées par leur grand-mère et leur maman, qui est devenue leur manageuse.

«Nos parents nous ont transmis l'amour de toutes les musiques, d'Eminem à l'afro-latino ou au jazz expérimental, et la liberté de les mélanger», se réjouit Lisa. C'est elle qui compose et écrit en anglais et en espagnol, tout en parlant français. Naomi apporte le rythme et la vision d'ensemble. Qu'elles concrétisent en studio avec Richard Russell, producteur et réalisateur qui les a signées dans son label XL et les a prises sous son aile.

Ces deux dernières années furent folles, à tout point de vue. Sur scène et en dehors. Les rencontres les plus marquantes étant certainement celles avec Prince, qui les a vues sur scène à Minneapolis et voulait les inviter chez lui avant de décéder, et Beyoncé, qui les a fait tourner l'an dernier dans le film lié à son album «Lemonade». «On ne peut pas trop en raconter, car on a signé une clause de confidentialité, avoue Naomi. Elle avait d'abord posté une vidéo avec notre premier titre, River, comme musique, puis son équipe nous a contactées pour participer à un projet à La Nouvelle-Orléans. C'est quelqu'un de très naturel et sympa.» «C'est beau de voir une femme si haut dans l'industrie de la musique qui réussit à contrôler tout, son image, son histoire», ajoute Lisa.

Toutes ces rencontres ont forgé l'identité de leur deuxième album hybride, nourri de soul, d'électronique, de jazz, de hip-hop, de sonorités captées sur tous les continents, de discours de Michelle Obama ou de Frida Kahlo, de collaborations avec la rappeuse Mala Rodriguez, le pianiste Chilly Gonzales ou l'Américaine Meshell Ndegeocello. «Après 180 dates de concert, on savait ce qu'on voulait faire : un album conçu pour le live, pour faire réagir le public. On veut les voir chanter, danser et suer encore plus.»

Ibeyi, «Ash», XL/Beggars, 10,99 €. En concert le 24 novembre à Paris (Festival des Inrocks).

Source Le Parisien

17:16 Publié dans AL-Pays : Cuba, France, Musique | Tags : soeurs ibeyi, chanteuses, cubaines | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

21/07/2017

Fonseca : «Très fier d'être cubain»

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Son huitième album intitulé «Abuc» est sorti en novembre dernier.

En pleine tournée mondiale, le pianiste Roberto Fonseca nous a accordé une interview

Parlez-nous de vos racines afro-cubaines et de la collaboration avec la chanteuse malienne Fatoumata Diawara sur l'album «At Home».

À Cuba, ces racines se retrouvent dans le rythme, les mélodies, la grande spiritualité, la combinaison des sons et dans les styles musicaux. C'est ce qui a fait la notoriété de grands artistes.

Je crois que sans l'influence de ces racines, Cuba n'aurait pas eu le potentiel culturel qu'il a eu et qu'il continuera d'avoir. Avec Fatoumata, elle a d'abord chanté sur le titre Bibisa de l'album Yo. Cette collaboration fut magique. On a ensuite monté un groupe avec des musiciens cubains et africains.

Ce projet a changé ma vie. Nous avons travaillé dans un respect mutuel et avons beaucoup appris les uns des autres. C'était un pont entre la culture du Mali et Cuba.

Sur «Abuc», on dit que vous êtes le «conteur» de l'histoire de la musique cubaine…

Je suis très fier d'être cubain et d'y être né. Cet album est très important pour moi. Je raconte une partie de l'histoire de la musique cubaine, des différents styles mais aussi de la résonance de la musique à chaque époque.

Je montre mes racines, ma culture mais aussi d'où je viens.

Des artistes comme Ibrahim Ferrer se succèdent à vos côtés. L'esprit du Buena Vista Social Club perdure ?

Avoir joué avec Ibrahim m'a donné l'opportunité d'apprendre la véritable musique traditionnelle cubaine. Je ne l'oublierai jamais.

C'est en partie grâce à lui que je suis celui que je suis aujourd'hui. C'est très important de maintenir la tradition et je tenterai de le faire toute ma vie. La musique traditionnelle de chaque pays est comme une carte d'identité, cela identifie chaque musicien ou artiste. Sur l'album «Yo», on a même entendu votre voix… J'apprécie les paroles intelligentes et innovantes avec des choses à dire. La voix est le résultat de la vibration du corps, j'aime faire des mélodies, cela me transporte dans d'autres univers. J'expérimente sans cesse de nouvelles sonorités et collaborations. Le prochain album sera peut-être plus électronique ou acoustique mais sera lié à la culture cubaine.

Quel regard portez-vous sur le Cuba d'aujourd'hui ?

Il y a eu des changements importants ces dernières années, mais je crois qu'ils n'affecteront pas la culture car nous sommes nombreux à la défendre. C'est ce qui fait ce que nous sommes aujourd'hui. Très spéciaux.

En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/21/2615953-fonseca-tres-fier-d-etre-cubain.html#oPCfCkLZbywm0rhs.99

16:47 Publié dans AL-Pays : Cuba, Cuba music, Musique | Tags : fonseca, abuc, cuba | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg