01/03/2014
CUBA : CONCOURS INSOLITE DE LA CENDRE DE CIGARE LA PLUS LONGUE
La cendre de cigare la plus longue mesure 16,9 centimètres. Avec cette performance, la journaliste cubaine Olivia Terry a gagné le concours de la 16e édition du Festival du habano, le cigare cubain. La compétition était organisée à La Havane, la capitale de Cuba.
Imaginez des centaines d'amateurs de cigares réunis dans un grand auditoire à Cuba. Des hommes et des femmes fumant le cigare sans discontinuer avec un objectif en tête : avoir la plus longue cendre, sans qu'elle ne se casse. C'est le résultat d'un concours organisé ce jeudi dans la salle du Palais des Conventions à La Havane.
Pour déterminer le gagnant, les juges ont dû mesurer les restes des cigares, une fois la cendre tombée.
Le vainqueur de ce concours insolite aurait du être une femme, Olivia Terri, âgée de 67 ans. Son cigare ne mesurait plus que 0,9 cm après la cendre soit tombée.
L'histoire ne dit pas comment ces participants ont réussi à tenir le coup dans cette salle complètement enfumée, où l'air devait être irrespirable.
11:50 Publié dans Actualités, AL-Pays : Cuba, Société | Tags : cuba, cigare, record, cendres | Lien permanent | Commentaires (0) | Imprimer |
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27/02/2014
ENFIN LIBRE ! FERNANDO GONZALEZ, UN DES CINQ HEROS CUBAINS LIBERE
Fernando González , l'un des cinq Cubains emprisonnés aux États-Unis , a été libéré après avoir passé 15 ans dans une prison fédérale accusé de « conspiration d'espionnage ».
Gonzalez est le deuxième membre d'être libéré après René Gonzalez libéré et vit à La Havane . Les trois autres ( Gerardo Hernández , Antonio Guerrero et Ramón Labañino ) toujours en prison purgeant des peines plus longues .
RAPPEL
Les cinq cubains, Gerardo Hernandez Nordelo, Ramon Labanino Salazar, Antonio Guerrero Rodriguez, Fernando Gonzalez Llort et René Gonzalez Schwerert, étaient emprisonnés depuis 16 ans aux Etats Unis.
Des juristes américains, 10 prix Nobel dont Gunter Grass, Rigoberta Manchu, des centaines d’intellectuels de par le monde, des parlementaires anglais, le dramaturge Harold Pinter, soutiennent ou ont soutenu ces cinq cubains.
Historique d’un engrenage implacable
Le 12 septembre 1998, le FBI avait arrêté les cinq cubains.
Ces cinq hommes avaient été envoyés aux Etats Unis pour essayer de découvrir les auteurs d’expéditions terroristes vers Cuba, menées à partir de groupes para-militaires d’exilés anti-castristes, en Floride, à Miami, lieu de regroupement de bon nombre d’exilés cubains.
Des attentats avaient fait près de 2000 morts et des dommages très importants sur des installations touristiques, des aéroports cubains.
Luis Posada Carriles et Orlando Bosch, coupables de sabotage en plein vol d’un avion civil, avec à la clé 73 morts, sont, à ce jour, toujours impunis.
Dès juin 1998, la sécurité cubaine avait transmis aux USA, pour qu’ils agissent, un dossier exhaustif sur les activités terroristes menées contre Cuba depuis le sol américain.
A leur arrestation, les cinq cubains sont qualifiés d’espions. De cellules disciplinaires en unités spéciales d’isolement (en violation des règlements pénitentiaires US), ils attendent l’ouverture de leur procès le 6 décembre 2000.
Ce procès durera 7 mois, en 103 séances. Ils sont accusés d’avoir porté atteinte à la sécurité nationale américaine, d’avoir conspiré pour commettre des assassinats, d’avoir utilisé des faux papiers, de n’avoir pas respecté l’obligation de se déclarer agents étrangers.
Pourtant aucune violence, aucune destruction n’ont été perpétrées par eux.
18:32 Publié dans AL-Pays : Cuba, Politique, Portrait, USA | Tags : enfin libre ! fernando gonzalez, cinq heros cubains, libere | Lien permanent | Commentaires (0) | Imprimer |
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21/02/2014
2000 DOCUMENTS SUR HEMINGWAY REMIS AUX CHERCHEURS AMERICAINS
Le télégramme annonçant son prix Nobel de littérature au romancier américain Ernest Hemingway fait partie des quelque 2000 documents remis par Cuba à la disposition universitaires des États-Unis, a annoncé mardi une revue culturelle cubaine.
Plus de 2000 documents conservés au musée Finca Vigia de la Havane, la résidence d'Hemingway sur les hauteurs du sud de la capitale cubaine, sont désormais disponibles aux chercheurs américains après leur digitalisation et leur transfert à la bibliothèque et musée John F. Kennedy, explique la revue Cuba Comtemporanea sur son site cubacontemporanea.com.
«Tout ce matériel reflète la vie quotidienne d'Hemingway à Cuba et offre une vision très personnelle de sa vie», a expliqué à la revue Susan Wrynn, curatrice de la bibliothèque Kennedy à laquelle une première livraison de documents digitalisés avait été effectué en 2008.
Entre autres, il y a le télégramme du docteur Anders Osterling, de l'Académie de Suède, annonçant à Hemingway qu'il a gagné le prix Nobel 1954, et des messages de félicitations de Carl Sandburg, Spencer Tracy, Veronica Cooper, l'épouse de Gary Cooper, ou encore John Huston.
Ernest Hemingway vécut de 1939 à 1960 à Cuba qui lui a notamment inspiré Le Vieil Homme et la Mer. Sa Finca Vigia est visitée chaque année par des milliers de touristes.
11:17 Publié dans Actualités, AL-Pays : Cuba, Culture, USA | Tags : hemingway, usa, documents, chercheurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Imprimer |
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15/02/2014
CAIMANERA : LES VOISINS DE GUANTANAMO !
La baie de Guantanamo à Cuba est connue pour la base américaine et sa prison tristement célèbre. Les Américains louent depuis 1903 ces 121 km² de territoire cubain. Dans cette baie, les habitants de la petite ville de Caimanera sont les plus proches voisins des Américains et font frontière commune. Même si les habitants de Caimanera estiment que leur quotidien ressemble à celui de tous les autres Cubains, la vie dans cette ville située en zone militaire y est tout de même un peu particulière.
Caimanera, 10 000 habitants, est la dernière ville avant la zone militaire américaine. Située à 25 kilomètres de la capitale de la province, Guantanamo, le train est l’une des meilleures façons pour s’y rendre. Les rails traversent la campagne cubaine puis plusieurs kilomètres de salines. A partir de cet endroit, il est interdit de prendre des photos jusqu’à nouvel ordre, explique le guide : « zone sensible ».
La ville cubaine, dernier bastion avant la base militaire américaine, est située en plein cœur d’un périmètre de sécurité. Impossible d’entrer librement dans Caimanera. Avant toutes choses, il faut faire des demandes de laissez-passer au « poder popular », les représentations locales du parti. Une fois ces papiers obtenus – après vérification des antécédents de la personne -, les Cubains peuvent entrer dans la ville et rejoindre les gens censés les accueillir. Les étrangers, eux, sont accompagnés d’un guide officiel chargé ni plus ni moins de surveiller leurs déplacements et les conduit à l’hôtel toujours « officiel ».
Caimanera hors circuit
Au premier abord, Caimanera ressemble aux autres villes cubaines : bâtiments surmontés de slogans politiques, présence de comités de défense de la révolution, soleil et humidité… Néanmoins, une ambiance particulière règne dans cette zone. De jour, Caimanera est calme : peu de musique, peu de bruit même dans les grands ensembles. Surmontée de miradors cubains et américains, à la tombée de la nuit la ville devient l’objet d’une surveillance accrue. De gros projecteurs balaient la baie et la frontière entre les deux territoires pour s’assurer que personne ne tente de traverser.
Les touristes sont peu nombreux à s’aventurer jusqu’à Caimanera. Les tours opérateurs prévoient un passage par la ville de Guantanamo, par celle de Baracoa connue pour son chocolat mais évitent Caimanera. La difficulté d’obtention des autorisations d’entrée permet aussi d’éliminer une partie de ceux qui auraient pu être motivés par la visite. Un certain repli qui explique qu’ici, au contraire des villes très touristiques comme La Havane ou Santiago de Cuba, personne n’interpelle les étrangers. Ces derniers sont scrutés avec méfiance et les premiers contacts sont difficiles à établir.
C’est ce qu’expose Arthuro Castro, professeur de football. Nous discutons chez lui autour d’un thé : « A cause de la base, il n’y a presque pas de touristes, regrette-t-il. Ici les gens sont méfiants car c’est une ville très fermée et puis on peut avoir des problèmes si on parle aux étrangers. La ville est petite et la rumeur va vite. On va dire partout que j’ai fait venir chez moi des étrangers et ça va poser beaucoup de questions. "Pourquoi Arthuro a accueilli des étrangers ? Qui sont-ils ?" »
Pêche, sel et canne à sucre
Inquiets, nous lui demandons si nous risquons de lui attirer des ennuis. « J’espère que non », répond-il dans un sourire. Arthuro regrette cette fermeture : « C’est en faisant comme moi, en s’ouvrant petit à petit que nous pourrons développer le tourisme. » Une ouverture que souhaitent beaucoup d’habitants de cette ville dont l’économie est précaire.
L’historien de Caimanera Joaquin Toirac Adames souligne cet état de fait : « A cause du blocus américain et en plus de la proximité de la base, la ville est dans une situation très spéciale et est économiquement isolée. » Pourtant la base a pendant longtemps été un atout pour la ville. De nombreux Cubains traversaient tous les jours la baie pour travailler pour les Américains. Plusieurs milliers de Cubains ont vécu de la présence des « Yankees ». Mais depuis la révolution, Fidel Castro a interdit toute nouvelle embauche de locaux. Aujourd’hui, aucun Cubain ne travaille plus sur la base et le village vivote principalement de la pêche, du sel et de la culture de la canne à sucre.
Depuis la jetée, les habitants de Caimanera observent la présence américaine. L’armée surveille intensément la frontière pour éviter tout incident diplomatique. Un long bâtiment blanc fait face à la ville. Impossible de ne pas penser aux prisonniers invisibles depuis la berge.
19:45 Publié dans Actualités, AL-Pays : Cuba, Environnement, Voyage | Tags : caimanera, guantanamo, cuba, tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Imprimer |
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