15/10/2015
Le Buena Vista Social Club, de Cuba à la Maison-Blanche
La formation la plus célèbre de la musique cubaine, actuellement en tournée d’adieu, s’arrête le 15 octobre à la Maison-Blanche, reçue par le président Barack Obama.
Le 15 octobre, les murs de la Maison-Blanche vibreront aux sonorités d’une musique inaccoutumée en ces salons… Et pour cause ! Il s’agit de rythmes spécifiquement cubains, ce qui eût été inconcevable il y a quelques mois, portés qui plus est par un groupe mythique de l’île, l’orchestre Buena Vista Social Club
Cette présence de la culture cubaine au cœur du pouvoir des États-Unis est un symbole supplémentaire du rapprochement en cours entre La Havane et Washington.
Annoncé en décembre 2014 par Barack Obama et Raul Castro, ce dégel a abouti en juillet 2015 au rétablissement des relations diplomatiques, mettant fin à un demi-siècle d’isolement du régime communiste cubain.Une saga qui n’a que vingt ans
Elle est aussi l’occasion de rappeler l’histoire extraordinaire de cet ensemble musical atypique, qui semble inscrit dans la grande histoire de la musique de l’île, alors que sa création, au fond, demeure très récente : moins de vingt ans.
Le "Buena Vista" n’est pas une formation comme les autres. Il vit le jour en 1996 et connut un succès phénoménal dès son premier disque, paru en septembre 1997, écoulé depuis à plus de 9 millions d’exemplaires à travers le monde.
L’année suivante, il est vrai, le cinéaste allemand Wim Wenders lui apporta un renom extraordinaire avec un film documentaire qui suivait les musiciens, plus attachants les uns que les autres, en studio et en tournée, notamment lors d’un concert au Carnegie Hall le 1er juillet 1998.
Une « dream team » de vétérans
Ses membres d’origine étaient presque tous des artistes âgés, venus tout droit de l’âge d’or de la musique cubaine, entre les années 1930 et 1950. Parmi ces anciennes grandes figures oubliées ou franchement méconnues, l’une des figures de proue fut le chanteur et guitariste Compay Segundo, qui débuta sur les planches dans les années 1920 mais dont la gloire internationale survint plus de soixante-dix ans plus tard, à près de 90 ans ! Il est mort en 2003 à l’âge canonique de 95 ans.
Autres grands noms de la formation qui se révélèrent au monde il y a une vingtaine d’années et qui n’en sont plus aujourd’hui, le chanteur Pio Leiva (1917-2006), le pianiste Ruben Gonzales (1919-2003) ou encore le formidable chanteur Ibrahim Ferrer (1927-2005), souvent d’anciens membres des Afro-Cuban All Stars, avant d’être « recrutés » par le Buena Vista.
Il ne reste de cette « dream team » de vétérans cubains que la diva Omara Portuondo, 86 ans à la fin du mois d’octobre, dont le dernier album remonte à 2009, et le brillant chanteur, guitariste et compositeur Eliades Ochoas, né en 1946.
Ry Cooder, producteur, condamné en 2003
Il demeure aussi, bien sûr, le guitariste américain Ry Cooder, compositeur attitré de plusieurs bandes oiginales de films de Wenders, dont celles de Paris Texas, qui prit part à l’enregistrement de chaque morceau du disque, sans en être jamais le compositeur, et qui commit un coup de génie en décidant à l’époque de produire cet album, même s’il fut, en 2003, condamné à 100 000 dollars d’amende pour infraction à la loi américaine sur le commerce avec l’ennemi !
Les choses ont donc changé. Et l’orchestre du Buena Vista Social Club, qui accomplit en 2015 sa tournée d’adieu – passée par les Suds, à Arles, en juillet – accompagné d’un ultime album, « Lost and Found », sorti au printemps, est désormais reçu par le président américain Barack Obama, en présence de l’ambassadeur de Cuba aux États-Unis, à l’occasion d’une cérémonie en l’honneur de la communauté hispanique.
Du vieux « Buena Vista », il demeure la diva Omara Portuondo, le trompettiste Guajiro Mirabal, autre survivant du collectif d’origine, et un Eliadès Ochoa qui ne se sépare jamais de son chapeau Stetson. Et comme le dit ce dernier : « Quand on annonce Buena Vista Social Club, aujourd’hui, devant l’orchestre, il n’y a plus que nous. Et je dis toujours : une retraite à temps vaut une victoire. »
11:23 Publié dans AL-Pays : Cuba, Cuba music, Musique, Vidéo | Tags : buena vista social, cuba, obama | Lien permanent | Commentaires (0) |
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16/05/2015
LA CHANSON CHAMAME A CUBA REPONSE A LA DICTATURE ARGENTINE
Chamamé (1) à Cuba, interprété par le groupe Moncada, est né dans la prison de Rawson en Patagonie, en Argentine, en 1972 pendant la dictature du général Lanusse où ont été tué plus de 30 000 résistants.
Essayez d'imaginer ces révolutionnaires dans la solitude du froid et inhospitaliere Patagonie, dans les cellules sinistres de Rawson chantant leur amour pour Fidel et la Révolution avant pour la plupart de mourir sous la torture et chacun comprendra la formidable profondeur de cette chanson.
(1) - Le chamamé est un genre musical traditionnel de la province de Corrientes, en Argentine, joué aussi au Paraguay et dans certains endroits du Brésil (Mato Grosso do Sul, Paraná, Rio Grande do Sul). Il rassemble des éléments culturels des Indiens Guarani, des découvreurs espagnols et même des émigrants italiens et allemands.
Le chamamé est le résultat de l'amour, de la fusion des races qui mélangés avec le temps content l'histoire de l'homme et de son paysage. Il utilise l'accordéon et la guitare comme instruments principaux.
y desalentado sin ver más la costa, para entretenerme panza para arriba contando estrellitas me puse a pensar./ Yo pensaba en lo poco que vale el hombre cuando está tan solo/
pero tuve una idea que en aquel momento me hizo reaccionar/ haré una proeza como Vito Dumas seré Marco Polo/ y al volver a mi pago toditas las guairas me querrán besar./
Y a los pocos días de navegación/ tuve una alegría pues ya me creía Cristóbal Colón,/ y andaba con pena cuando vi el manchón/ que no era ballena y sí tierra buena, caray qué alegrón.
Cuando puse un pie en tierra y pegué una olfateada por si era Corrientes,/ y al ver a un paisano con una escopeta le pregunté a él,/ si el rancho e’La Cambicha quedaba muy lejos,/ dijo buenamente, usted está en Cuba patria socialista, tierra de Fidel.
Yo quería volverme por lo que leía en el diario La Prensa,/ pero al ver los cubanos trabajar contentos por el porvenir,/ hoy la tierra es de todos, no hay analfabetos y hasta un niño piensa,/ que aquel que entre en Cuba con aires de guerra no podrá salir./
Porque aquellos fusiles que ayer apuntaban al pueblo oprimido,/ son los que hoy defienden en manos del pueblo su revolución,/ son los que en mi pago los llevan milicos de dos apellidos,/ son los que tendremos el Mocho Raela, Jesusa y Ramón./
Y con mi canoa y mi chamamé /dejé a Raúl Roa y puse la proa a mi pago otra vez,/ y a los correntinos yo he de serles fiel, y aquí yo termino/
¡que mueran los yanquis que viva Fidel!
18:24 Publié dans AL-Pays : Argentine, AL-Pays : Cuba, Cuba music, Musique | Tags : cuba, chamame a cuba | Lien permanent | Commentaires (0) |
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11/04/2015
Conjunto Folklórico Nacional de Cuba
L’éminent maître Manolo Micler, directeur du Conjunto Folklórico Nacional de Cuba, recevra le prix que décerne le Festival de danse Olorum 2015, à se tenir dans la ville de Camagüey, du 22 au 26 avril prochain.
Cette distinction est remise au danseur, maître, chorégraphe et directeur artistique du groupe de danse pour ses contributions au renforcement de l’enseignement de la danse et à la préservation de l’héritage folklorique cubain. Ses multiples œuvres composent l’anthologie cubaine du folklore.
Le Conjunto Folklórico Nacional de Cuba, qui a vu le jour en 1962, avait pour objectif de faire des recherches et de récupérer des manifestations de la culture populaire traditionnelle cubaine pour les portées à la scène, dont danses et chants d’origine yoruba, kongo et abakua, rumbas et comparsas (mascarades), musique paysanne et danses populaires, entre autres.
Parmi les membres fondateurs du groupe, signalons, en particulier, l’ethnologue, écrivain et poète afro cubain Rogelio Martínez Furé, le chorégraphe mexicain Rodolfo Reyes et plusieurs danseurs et chanteurs amateurs talentueux, dont Lázaro Ross, Nieves Fresneda et Zenaida Armenteros.
Composée actuellement par des diplômés de l’École nationale d’art et dirigée par Manolo Micler, la compagnie, qui a réussi à préserver l’héritage de ses fondateurs, a introduit de nouvelles tendances d’interprétation et chorégraphie sans perdre pour autant son essence populaire.
Le Conjunto a offert environ 2 000 représentations dans plus de 90 pays des Amériques, d’Europe, d’Afrique et d’Asie. Il a reçu d’importantes distinctions nationales et internationales. Commandité par le Conjunto Folklórico Nacional de Cuba, les deux semaines du FolkCuba, les Laboratoires Internationaux de Folklore, se tiennent deux fois par année en janvier et en juillet.
Des spécialistes de danses folkloriques cubaines enseignent les danses et la musique cubaines d’origine africaine et espagnole aussi bien que les principaux instruments de percussion. Les “secrets” du mambo, du cha-cha-cha, de la rumba, des Mozambique, pilón, conga et tambours en lien avec les rites religieux africains sont révélés par les mouvements exceptionnels du Conjunto Folklórico Nacional de Cuba.
18:23 Publié dans Actualités, AL-Pays : Cuba, Cuba music, Culture | Tags : cuba, danse, conjunto folklórico nacional de cuba | Lien permanent | Commentaires (0) |
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13/03/2015
Hommage à Jean Ferrat Casa Victor Hugo La Havane
Le répertoire de Jean Ferrat revisité par des Cubains de tous âges passionnés de la langue française. Un beau moment d'émotion. Bravo à l 'Alliance française, à la Casa Victor Hugo et à Cuba Coopération France. Merci à Monique Peainchau et aux interprètes.
Compilé par Aconcha et Marc Delabie.
11:07 Publié dans Actualités, AL-Pays : Cuba, Cuba music, Musique | Tags : cuba, jean ferrat | Lien permanent | Commentaires (0) |
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