
Comment éviter l’effondrement alimentaire lorsqu’un pays vit sous embargo durable et voit ses alliances se fragiliser ? Une étude récente à Cuba met en évidence la réactivation d’une agroécologie déjà mobilisée lors des crises antérieures, aujourd’hui réinvestie sous des formes plus hybrides et décentralisées. Depuis la révolution de 1959, nourrir la population est un pilier du projet politique cubain. L’État a fait de l’alimentation un service public : centralisation des importations, planification de la production et rationnement à travers la libreta , un carnet...